OOups!

Le retour ! La concierge is back. Vous allez tout savoir des potins de l’équipe et entrer dans le saint des saints : les secrets du come-back le plus important du mois, celui qui a presque éclipsé la venue de Liza Minelli à la gaypride 2009,  c’est dire ! (et on vous en reparlera…)

Il y a quelques semaines, le nez plongé dans les archives du web, Toinoo montrait à quoi ça ressemblait, OOups!, à un plan cul ami de passage. Et comme il constate que l’humour de certains articles est toujours d’actualité, il se met en quête des anciens de l’équipe avec une idée saugrenue en tête.

Nous avons récupéré les mails et les historiques des échanges depuis pour vous permettre de pénétrer. Les coulisses.

Toinoo- Et si on remettait en ligne les archives de OOups ? Genre un blog avec tous les articles de l’époque…?
Ced - Oui super, bonne idée.
Tom - Oui super, bonne idée.
Greg - Oui super, bonne idée.
XIII - Oui super, bonne idée.
Toinoo- Qui le fait ?
Ced - …….
Tom - …………..
Greg - ……………….
XIII - ……………………….
Toinoo- Ok ok ok ça va, j’ai compris… si on veut que le site soit en ligne pour samedi suivant qui est -opportunément- la date de la gay pride, je vais devoir me mettre au travail, prendre sur moi, sur mon temps, devoir à nouveau porter le monde à bout de bras et m’atteler à cette tâche sans tarder per-son-nel-le-ment : “Greeeeeeeeeeeeeeeeeeg, au pied !!!”

Et là, le Gregoo rapporte le serveur, comme le toutou sa baballe au maître, en remuant la queue (oui le Greg est très joueur. Privilège de la jeunesse !).

Et hop, en deux temps trois mouvements, OOups! is back. Enfin presque.

On est reparti comme en quarante (ou en 96, pour être exact !)
Les échanges sont d’ailleurs toujours aussi vifs :

Sur facebook, au groupe – Blah blah blah… (Toinoo.)
Par mail, à tous – Je vous ai laissé un message sur Fessebouc… (Toinoo.)
Sur facebook, au groupe - Réponse à Blah blah blah…(Ced.)
Sur facebook, au groupe – Réponse à Blah blah blah…(Tom.)
Par mail, à tous – Putain ! Mais on a dit PAS FACEBOOK, Greg il a pas de compte ! (XIII.)
Sur facebook, au groupe – Bon… mais on passe par mail. (Toinoo.)
Par mail, à Greg – Tu fais chier de pas avoir un compte FACEBOOK ! (Toinoo.)
Sur facebook, au groupe – Ok mais Greg a dit qu’il allait se créer un compte facebook…(Toinoo.)
Par mail, à tous – Bon je renvoie la discussion qu’on avait sur facebook copiecolle : blah blah blah… (Toinoo.)
Sur facebook, au groupe – Bon alors ca sert à rien que je me connecte alors ? (Greg.)
Sur facebook, au groupe - Ben non…(Toinoo.)
Par mail, à tous – PUTAIN MAIS VOUS FAITES CHIER AVEC VOS 326512 MAILS ARRIVES AUJOURD’HUI !!! (Tom.)

Et encore, on ne vous parle pas des comptes Twitter, et des autres réseaux sur lesquels nous sommes également, des échanges ICQ (non, putain, on a dit MSN !!! ICQ ca pue du cul !!!) bon ok, mais Greg il a pas MSN… on fait comment ? Bah… T’as Skype ? Non ??? Putain….

Et on dit qu’abondance de bien ne nuit pas ? Eh ben !

Se posait alors la question de vous accueillir par un premier édito…

Toinoo. – Est-ce que les journalistes fondateur d’Ooups peuvent nous pondre un article de “re-bienvenue” pour ouvrir le site ?
Ced. – Tu veux dire les journalistes-pilotes ?  Je suis d’accord. De toute facon moi j’ai pas d’accent sur mon clavier mais par contre je peux faire des trucs jolis comme: č, ň, ř, š, ě si ca vous excite
Toinoo. – Oui les journalistes romanciers-nouvellistes zomosessuels pilotes éditeurs blogueurs rédacteur en chef online… S’il y en a parmi nous, bien entendu ! :-) Ceci dit, tu peux toujours rédiger un papier sans accent, que notre correcteur journaliste (romancier nouvelliste zomosessuels etc.) s’empressera de mettre aux normes…

Aprěs c’est bieň Ced qui a r$digě l’article et  ča a foutu des problěmes gratiňěs sur le šerveur…

Jeudi, Ced nous écrivait tout excité :  “Je viens de trouver un truc enorme…” (oui peut-être mais toujours sans accent…). Evidemment, cette annonce était suivie d’une cacophonie de messages “où ? qui ? quoi ? quand ? tbm ? TTTTBM ? blond ? bq ? rebeu ? poilu ?”

“Mais non, c’est les anciens forums : j’ai retrouve les pages des anciens forums ! C’est enorme !”

No comment.

Olivier demandait plus tard l’air badin : “Sinon, est ce qu’on essaye de remettre les archives des forums en ligne ? Ca pourrait être sympa, non ? Par contre si on le fait, y aurait-il moyen d’avoir des accents corrects ?”

La réponse qui fusa était attribuée à Greg, visiblement assez excědě, pardon, excédé :  “Tu sais ce qu’ils te disent, les accents ?”…

Bref, avec tous ces échanges, on était enfin mûrs pour vous balancer “Une semaine avec OOups!” à nouveau, embusqué qu’on est, près de la nouvelle machine à café, dans nos locaux virtuels flambants neufs. Manque encore la plante verte, mais on va trouver… Un yuka ? Un stagiaire ? Avec des poils ?

Comme quoi il n’y aura pas que du réchauffé chez OOups!
On prend les mêmes et on recommence… Finalement, on a pas tant vieilli que cela !

par: OOups!

Cela fait longtemps que je me demande quel métier je vais pouvoir faire plus tard. Vu que j’ai 2 mains gauches, j’ai déjà éliminé tous les métiers plus ou moins manuels (Boucher, Coiffeur, Star du Porno, Plombier, etc…). J’ai également éliminé les métiers qui demandent trop de réflexions (Banquier, Dentiste, Avocat, Star du Porno, etc….). De même, comme je me dit que je ne suis vraiment pas fait pour les bureaux, j’ai exclu les métiers de Standardiste, Secrétaire, Star du Porno, Expert Comptable…. Enfin pour ne pas décevoir ma maman j’ai finalement tiré un trait sur une carrière de Star du Porno (ah bon je l’ai déjà dit !?).

Du coup comme il ne me reste pas grand chose, j’ai décidé de faire un bilan de compétences afin de voir quels métiers pouvaient s’offrir à moi.

En clair, j’aime poser devant une camera, je sais danser, je ne sais pas chanter, je ne sais jamais trop quoi répondre quand on me pose des questions, j’aime les beaux vêtements, j’aime me faire belle (pardon beau) et enfin j’adore être le centre d’intérêt quand je sors.

Toutes ces qualités m’ont donc permis de m’aider à trouver le travail qui va me permettre de pleinement m’épanouir dans la vie : C’est décidé, je vais faire Boy dans un Boys Band !

Je dois dire que depuis que j’ai pris ma décision je suis tout excité. Seulement, une carrière d’artiste international cela ne s’invente pas du jour au lendemain. Je suis donc aller voir Monsieur ANPE qui m’a dit qu’il n’avait pas d’offres pour moi.

Ca c’est tout l’ANPE ça ! Tout le monde se plaint qu’il y a trop de chômeurs mais quand ils ont devant eux un jeune homme motivé, ils lui brisent toutes ses illusions.

C’est pas Monsieur ANPE qui allait me décourager de toute façon. C’est que quand je veux quelque chose moi, je ne baisse pas les bras.

J’ai donc passé une petite annonce dans plusieurs magazines :
“AFC3218 : Jeune artiste motivé par une carrière dans le show-business cherche à rejoindre Boys Band connu. Ecrire au journal qui transmettra”.

Oui j’ai mis “Boys Band connu” car je me suis dit que tant qu’à faire autant commencer avec un groupe qui marche déjà bien…..

J’ai eu pas mal de réponses à mon annonce AFC3218. Vous savez quoi ? Ils ont raison de dire que pour réussir dans ce milieu il faut coucher. Moi ca me dérange pas trop car je suis très motivé. J’ai donc eu des rendez-vous avec pas mal de producteurs. Les premiers entretiens se sont bien passés (faut dire que quand je le veux je peux être chaud). La moitié m’ont dit que j’avais le bon profil et qu’il me recontacteraient. Je crois bien que j’ai eu raison de choisir cette carrière. Certains entretiens étaient filmés “pour voir ce que je donne à la caméra”. Ca fait bizarre de baiser devant une caméra mais bon comme je suis motivé…. J’espère que quand je serai vedette internationale il ne ressortirons pas la K7 car pour le coup c’est maman qui serait déçu….

En attendant j’ai déjà choisi mon nom de scène. C’est que c’est important quand même un nom de scène. Moi ce sera James Monroe. J’ai choisis ce nom car il fait bien anglais et pour le futur il est important que le public Anglophone soit capable de reconnaître et prononcer le nom de leur idole. Je les entends déjà crier mon nom Jaaaaames… Rhaaaa ça motive bien ça !

Plus le temps passe plus je me dis que tous ces producteurs ne font pas bien leur métier. Je ne sais pas comment ils gagnent leur vie mais une chose est sûr, si je suis en manque de sexe je ferai producteur dans le show-business !
Du coup, plutôt que de compter sur les autres, je me suis dit “mon petit Jean (oui Jean c’est mon prénom hors scène), il est temps de te prendre en main et de te bouger le cul”. Ah je suis comme ca moi, quand il le faut je sais me faire violence pour arriver à mes fins.

J’ai donc rédigé une deuxième petite annonce.
“AQH872 : Chanteur principal recherche acolytes motivés pour monter Boys Band à succès. Producteurs non souhaités. Ecrire au journal qui transmettra”.

Pour le moment, le journal il a rien transmis. Mais je ne m’en fais pas. Je suis motivé.

En attendant je prends des cours de théâtre. Et oui, je suis finaud moi. Une fois que j’aurai fait pleins de tubes et que je serai une vedette, je compte bien faire une carrière comme vedette du cinéma. Ca s’appelle une “reconversion professionnelle”. Tout le monde le fait en plus et devinez quoi, on m’a déjà proposé un rôle mais bon j’ai refusé…. Fallait se mettre nu devant une caméra…. Je suis pas comme ça moi.

par: Ced

C’était l’été de mes vingt deux ans. Cela faisait déjà un bon moment que tous les homos de mon entourage ne parlaient plus que de ça. La Gay-Pride, la Gay-Pride, la Gay-Pride, la Gay-Pride. Ils essayaient tous de me convaincre de venir défiler pour la fierté Gay, mais moi, je n’avais vraiment pas envie. Il avait beau me raconter que c’était vraiment génial, que c’était la fête, qu’ils y avait plein de mecs mignons ; moi les seules images que j’en avais vu à la télé c’était une foule dandinante de follasses, de drag-queen ou de gros barbus en cuir. Bref, me méler à ces turpitudes, imaginer être frôlé, touché par cette foule ne m’enchantait pas du tout. Je n’avais aucune envie de participer à cette débauche, mélant sexe et slogans revendicatifs. Et puis en plus, je redoutais d’être vu ou même seulement aperçu par quelqu’un qui me connaisse, ou pire encore être filmé, le drâme total ! La pôv’ cosette quoi !

Et puis les beaux jours sont arrivés… Quelques temps auparavant, un copain m’avait présenté à un petit mec mignon comme tout, mais je ne savais pas comment le revoir ou s’il voulait me voir. J’ai donc saisi l’occasion quand mon pote m’a proposé de marcher après m’avoir précisé que le mec en question serait de la partie. Là, tout d’un coup mon intérêt pour cette manifestation s’en trouva largement grandi. Prétextant que seuls les couillons ne changent pas d’avis et qu’il fallait bien au moins quelques personnes normales (catégorie dans laquelle j’avais la prétention de me classer), dans ce défilé d’horreurs si on voulait que la communauté gay finisse par donner une image consensuelle au reste de la société, je décidais d’aller à la Gay Pride.

Le jour en question, il faisait super beau. Quelle chance ! Je pouvais porter mes lunettes de soleil (l’ustensile obligatoire pour passer inaperçu). Je me suis donc équipé, suis allé au RDV chez mon pote et zooo ! en métro pour la Gay-Pride. Plus on se rapprochait, plus les rames se remplissaient de tatas et de minets, plus l’ambiance devenait fébrile et plus on se sentait en famille… A la sortie du métro, je suis tombé sur le cul tellement il y avait de monde… Je n’en revenais pas ! La route était recouverte d’une foule compacte, le silence était occulté par les hauts parleurs diffusant à fond de la techno. Bref, j’ai été emballé. J’ai marché et dansé comme un fou. J’ai trouvé ça très sympa, même si de temps en temps je faisais gaffe aux caméras en pensant à la tête de mes parents s’ils me voyaient le soir aux infos. Après, je me suis laissé complètement prendre dans le jeu. Oubliés, les appareils photos, les caméras, les lunettes de soleil… Et puis, j’ai été ému, comme tout le monde, par les petites vieilles qui dansaient aux fenêtres en disant des trucs sympa pour nous (en mimant plutôt, parce qu’avec la musique à fond….)

Et puis, on est finalement arrivés au bout. Je n’avais pas vu le temps passer. J’avais aussi habilement jouer ma carte auprès du type en question (celui du début. C’est bon vous suivez ?). Lui aussi, était un novice de la Gay-Pride. A la fin de la marche, nous sortions ensemble (On est resté presque un an ensemble). Je garde un très très bon souvenir de cette journée de fête. Je me suis dit que mes préjugés avaient été vraiment stupides et quand j’y repense je me dit vraiment que les pédés qui n’y vont pas par principe n’ont vraiment rien compris.

par Lionel, pour OOups!.

par: OOups!

Le soleil caresse ma peau de sa langue douce et piquante à la fois… Je suis allongé sur la plage, tranquille, avec comme seul textile un carré de serviette qui me protège du sable… Quel bonheur d’être nu !
Chaque été je consacre au moins une semaine de mes vacances pour faire du naturisme .
(j’entends les gens du fond qui ricanent)

- QUOI ? du NUDISME ?
- NON, du NA-TU-RISME

Mais qu’est ce que le naturisme ?

Il existe une définition littérale, assez austère je trouve, et également un peu trop soixante-huitarde attardée à mon goût. Pas mal de naturistes associent le fait de vivre nu à la bouffe bio et à la communion du corps avec la nature …
Mouais …
Quand je suis nu je n’ai pas envie de communier avec un sapin ou un chêne … (quoique le fait de « communier » à plusieurs derrière un buisson peut être sympa, mais là n’est pas le sujet)

OOups!

Je ne vois pas l’intérêt de me balader dans un centre naturiste et faire mes courses à poil…. Hahaha, cela apporte quoi de pousser son caddy à poil et de se geler les miches au rayon surgelés ? Enfin bon, les gens font ce qu’ils veulent…
A chacun d ’interprêter le naturisme à sa manière, tant que l’on reste en harmonie avec les autres.

Mais quelle est donc mon interprétation du naturisme ?
Je crois que je n’en ai pas. J’aime être nu dans certaines circonstances, point final. Quoi de plus agréable que de se retrouver sur la plage au soleil et bronzer intégral ?

La chose que j’apprécie le plus ce n’est pas forcément ce que vous pensez.

J’en vois qui ricanent encore au fond, et qui s’imaginent que ma motivation principale c’est de croiser des sexes toute la journée. Oui c’est vrai, on en croise, mais je vous rappele quand même que dans ce cas là on n’est pas seulement voyeur, mais aussi exhib…

Eh bien figurez vous que les sexes, on les regarde pas.

Figurez vous que les gens, dans un camp naturiste, ne regardent pas le corps de l’autre. Alors que dans la vie de tous les jours nous avons tendance à juger autrui sur son look d’ensemble, ici c’est complètement différent…
Le plus agréable dans tout ça, c’est l’ambiance. Les gens sont tellement ouverts, à l’aise et simples, que l’on se sent chez soi, en famille. On n’est pas jugé sur un simple regard, jaugé, décortiqué et catalogué.
Quel confort !

Chaque été je vais dans un club qui est très ouvert . (Eh oh ! Pas de jeux de mots faciles hein ?)
Ce qui le différencie des autres clubs naturistes, c’est qu’il est tolérant vis à vis des « textiles ». Car le plus difficile pour un club naturiste, c’est de faire cottoyer les « nus » et les « habillés » dans une juste proportion, et de bannir les voyeurs indésirables.
Eh bien cette proportion est parfaitement gérée. L’intérêt ? Quoi de plus facile que de faire découvrir le naturisme à ses amis ? C’est pas sympatique de se laisser glisser nu dans l’océan et de sentir l’eau caresser tout son corps ? C’est pas délicieux de sentir le soleil partout partout ?

Et puis entre nous, j’ai croisé un nombre de gays impressionnant dans les centres naturistes … Et qu’est ce qu’ils y font ? Eh ben ce n’est pas forcément ce que l’on pourrait croire, ils ne regardent pas la braguette ni les fesses des autres ! Surprenant non ? je me sens moins « maté » en étant à poil ici, qu’en rentrant dans un bar gay !

Vous voulez tenter l’expérience ? je suis prêt à parier que si vous restez l’un des seuls en maillot sur la plage, vous serez le moins discret ! Quoi qu’il en soit vous pouvez le faire, personne ne vous en voudra.
J’ai également remarqué que beaucoup de gens n’ayant pas un physique facile font du naturisme : en effet, j’ai déjà vu des corps disgracieux et même des infirmités … Je suis prêt à parier que ces gens là, qui sont à l’aise et bien dans leur peau dans un centre naturiste, le seraient bien moins sur une plage textile.

Alors décomplexez vous, et aérez moi tout ça ! !

par: Tom

Salut les gens de OOups,

Ça me fait super plaisir de voir que OOups renaît ! À l’époque, en 98,
j’avais 12 ans et OOups m’a permis de mettre des mots sur des choses
que je ne comprenais pas. Pourquoi IL me plaît et pas ELLE, par
exemple, bêtement.

À l’époque où Wikipedia n’existait pas encore et où consulter
l’Encyclopedia Universalis à l’article homosexualité n’apportait pas
beaucoup de réponses, OOups a été pour moi une source inestimable dans
la construction de ma propre estime de moi, de mon acceptation.
Découvrir que je n’étais pas le seul et que ce n’était pas grave, quel
soulagement !

Merci à vous d’avoir été OOups, et de l’être à nouveau aujourd’hui.

L.


Salut L.

Comme dirait la patronne : “ca ca fait chaud au coeur.” (sans la cédille car le clavier de môssieur il parle pas la bonne langue… et qu’on croirait qu’il le fait exprès vu qu’à l’époque il était DEJA en Angleterre avec un clavier sans é è ê ë que c’en était un plaisir pour la relecture des articles… anyway… j’dis ça…. j’dis rien… c’est pour faire un bilan…)

Bref, OOups! ayant été une bouée pour certains (13 ans plus tard, ces “certains” ont toujours la bouée, mais plus au même endroit…) ou bien une île entre le ciel et l’eau (merci Serge…) ou encore un asile (de fous), une pause (café, mais sans Véronique Jeannot)  nous savons (et pas qu’à Marseille) que beaucoup d’entre vous apprécierons avec une certaine nostalgie de relire ces papiers…

Pour le coup, ça fait même drôlement plaisir de vous répondre “comme au bon vieux temps” (Tom, sors la Verveine boudiou…) même si c’est pour raconter un peu n’importe quoi… D’ailleurs si j’arrêtais là ?

Merci et bises,

A.

par: OOups!

Vous êtes homosexuel(le). Conséquence inévitable : vous aimez quelqu’un du même sexe que vous. Oui, je sais, ça semble idiot, mais attendez, vous allez voir. La majorité des gens n’étant pas (à priori) comme vous, vous risquez d’en surprendre plus d’un en disant “il” là ou on s’attend à vous entendre dire “elle” (et vice versa). Alors évidement, la solution la plus simple à ce problème consiste à ce que vos interlocuteurs soient au courant de vos déviances (NDLA : Mais non, je ne suis pas maso, je blaaaaaaaague… Vous allez rire, ça vous semble peut-être évident, mais je préfère préciser, vous n’imaginez pas les mails que l’on reçoit… A croire que certains pensent que le deuxième degré est la température d’une drag-queen devant des bottes argentées…)

Ce coup de gueule poussé, revenons à nos moutons et intéressons-nous au cas où vous vous adressez à quelqu’un qui ne sait pas pour vous (c’est plus soft de le dire comme ça…). Si vous ne lui avez pas (encore) dit, c’est que vous ne souhaitez pas qu’il (elle) sache pour l’instant. Donc il importe d’éviter de se trahir pour une bête histoire de grammaire…

Le solution la plus simple, c’est encore de dire systématiquement “elle” pour parler de votre copain (ou vice versa, pour nos amies gaies). Mais bon, personnellement, j’ai toujours refusé d’utiliser cette facilité un peu, comment dire… Ne pas dire tout de suite à tout le monde qu’on est pédé, d’accord, mais de là à prendre carrément la position contraire en s’inventant moultes activités avec “elle”, non, j’suis pas d’accord…

Donc, si vous ne voulez pas encore dire “il” sans pour autant dire “elle”, il n’y a qu’une solution : utiliser toutes les ressources que nous offre notre grammaire en la personne des pronoms personnels identiques au masculin et au féminin.

Allez, hop, entrons un peu dans le détail, on va se croire à l’école. Cas le plus simple : votre bien-aimé(e) se trouve, dans la phrase, en position de COD (Complément d’Objet Direct, pour les vieux qui lisent Ooups! et qui ont oublié leurs jeunes années, ou pour les jeunes qui se sont aussi empressés de les remiser dans un coin sombre de leur mémoire). C’est HYPER simple : ” l’ ” est unisexe ! Exemple : “Je L’embrasserai pour toi” …

Comme vous l’aurez sans doute remarqué de vous-même, on se retrouve dans le même cas quand votre homme (femme) est présent(e) dans la phrase cette fois en qualité de COI (Complément d’Object Indirect). Exemple : je LUI ai offert des fleurs pour son anniversaire.

Mais ATTENTION ! C’est simple, certes, mais, revers de la médaille, ça ne marche pas pour tous les verbes. Pour les autres, il vous faudra utiliser le “le” ou le “la”. Exemple : “Je LE frappe” (Heu… Désolé, je n’ai pas d’autre exemple ! :-) )

Une autre difficulté est celle de l’accord du participe passé. Lorsque l’accord ne s’entend pas, no problem ! Exemple : “Je L’ai embrassé(e)” Dans les deux cas, ça se prononce de la même façon. Ca se complique avec un verbe comme “mettre” : “Je L’ai mis” ou “Je L’ai mise” ?? (Ha non, arrêtez avec votre mauvais esprit, le verbe mettre est l’exemple de mon BLED, et je vous le prouve, c’est à la page 89) ! (Bon, certes, leurs COD sont différents : “Le pantalon que j’ai mis” et “La veste que j’ai mise”…

Vous l’avez remarqué, il est plus simple de placer votre amour en position de COD ou de COI que de le placer en sujet. Mais bon, c’est pas très pratique et vous risquez de passez pour quelqu’un de narcissique, à toujours VOUS placer en position de sujet… La solution miracle : le nom commun. Puisque vous ne pouvez utiliser ni son prénom (sauf dans la cas particulier ou il (elle) s’appelle Dominique ou Claude), ni un pronom personnel, Il est un nom très pratique : “ami”. A l’oral tout du moins. En effet, si on écrit “mon ami” et “mon amie”, on prononce indifférement “mon nami”, ce qui est, avouons le, bien pratique. A prohiber, donc, “copain” ou “copine”, au profit de cet amical “ami”.

Voilà, j’ai pitié de vous, j’arrête là la leçon de grammaire. On l’a vu, il faut jongler… Pour éviter le fatal “lui” là où vous on s’attend à vous entendre dire “elle”… Mais finalement, le plus simple est encore de jeter un voile pudique sur votre vie privée, au moins concernant ceux qui ne savent pas. Et d’utiliser, avec modération et uniquement en cas de force majeure, les pronoms personnels “unisexe” évoqués ci-dessus. Le plus simple, répétons le encore une fois, étant le coming-out…

par: XIII

J’ai 74 ans. Je suis veuve depuis deux ans et demi. J’habite donc seule dans un quartier plutôt animé de Paris. Parfois, le soir, j’écoute à ma fenêtre les discussions enjouées et les rires des jeunes attablés aux terrasses des cafés dans la rue. Et je dois dire que ça me rappelle mes jeunes années.

Pourtant, le quartier me paraît presque morne par rapport à un samedi du printemps dernier. Quelle journée ! C’était vers la fin juin, il me semble (ma vieille tête me joue parfois des tours). Il faisait un temps superbe. J’ai commencé par m’étonner de ne plus entendre de voitures. Puis une clameur s’est fait entendre et a enflé au fil des minutes, comme celle d’une manifestation. Mais ça ne ressemblait pas à des slogans ou à des revendications, plutôt à une sorte de fête

Poussée par la curiosité, je suis allée à ma fenêtre. Et là, j’ai découvert un spectacle étonnant. Un défilé, non, une parade de jeunes gens et de jeunes filles… Mais ils n’étaient pas comme les autres. Comment dire ? Certains garçons avaient des attitudes très féminines. Et en même temps, des filles étaient très masculines. Quelques uns portaient des pancartes ou des tee shirts indiquant «Gay Pride 96». Je n’ai pas compris le mot, mais j’ai réalisé qu’il s’agissait d’un défilé d’homosexuel(le)s.

Je l’avoue, ma première réaction a été de froncer les sourcils. Mes parents étaient assez conservateurs et j’ai été élevée comme ça. Moi même, je l’étais, jusqu’à ma rencontre avec mon mari. Il m’a appris à porter sur les autres un regard différent. Il m’a montré comment aimer chacun tel qu’il est, sans le juger, sans le repousser parce qu’il est différent. Depuis le décès de mon époux, j’ai encore plus à coeur d’adopter cette attitude jour après jour. Alors pourquoi ce réflexe, ce froncement de sourcil, ce geste de recul et de jugement ?

J’étais là à me faire des reproches, quand deux garçons d’une vingtaine d’années, mignons comme des anges, qui marchaient en se tenant par la main, m’ont aperçu à ma fenêtre et se sont mis à m’envoyer des baisers. Cela a achevé de me faire fondre. J’ai couru à la cuisine, attrapé le paquet de bonbons acheté pour une prochaine visite de mes petits-enfants, et me suis mis à les lancer par poignées par la fenêtre. Des cris de joie m’ont répondu, avant que les deux garçons, aussitôt repris en choeur par les autres, ne s’écrient : «Mamie, avec nous ! Mamie, avec nous !»

Cela m’étonne encore aujourd’hui, mais j’ai à peine hésité. Je me suis précipité dans l’escalier et j’ai vite rejoint les deux amoureux sous les applaudissements. Ils m’ont encadré, et, spontanément, tous deux m’ont embrassé, chacun sur une joue. Je crois que j’ai un peu rougi. Puis ils m’ont pris par la main et ont repris la marche.

Je me suis revue à leur âge, un demi siècle plus tôt. Mes deux guides étaient adorables, et ne cessaient de me raconter comment ils s’étaient rencontrés trois mois auparavant. Ils m’expliquaient leur joie d’être ensemble, mais aussi les difficultés qu’il rencontraient parfois pour se faire accepter, le secret qu’il fallait maintenir auprès de certains proches. Instinctivement, définitivement conquise, je les ai embrassés à mon tour.

Autour de moi, la foule était bigarrée. Des jeunes, des moins jeunes, des garçons et des filles, certains musclés et bronzés, d’autres avec l’allure de M. ou Melle tout le monde… Des hommes habillés en femme, comme dans un film qui se passe en Australie, je crois. L’un d’eux étaient travesti en Dalida. Un autre, beaucoup plus jeune, debout sur un char marqué «MAG», ressemblait comme deux gouttes d’eau à Fanny Ardant.

Nous avons longtemps marché dans les rues de Paris sous un soleil resplendissant. L’humeur était très joyeuse. Des passants n’en croyaient pas leurs yeux en me voyant au milieu du cortège, entourée de mes deux adorables gardiens. Le soir, j’ai vu aux informations télévisées que nous étions 100 000, peut-être même 150 000. Cette journée reste pour moi un souvenir inoubliable.

Et puis j’ai eu la semaine dernière une grande joie. J’ai reçu une carte postale de Montpellier. Elle m’annonce que cette année, la marche sera européenne ; qu’elle rassemblera encore plus de monde et ne s’appellera pas Gaypride, mais Europride. La carte est signée Jérôme et Cédric, les deux garçons de l’an dernier. Je ne me rappelais pas leur avoir donné mon adresse. Ils m’annoncent leur prochaine arrivée à Paris et m’invitent à marcher avec eux. Sur la carte, un numéro de téléphone. J’ai appelé. Cette année, nous marcherons ensemble, et Cédric et Jérôme dormiront chez moi pendant leur séjour à Paris.

Propos recueillis par XIII

par: XIII

La Gay Pride …. Qui n’a jamais entendu parler de cette fête gay riche en couleur, en monde et où la fête bat son plein ?
Bon c’est vrai, on n’est pas obligé de regarder tous le journal télévisé de TF1 un soir de 28 juin, mais bon…

Tout de même ! Vous avez tous au moins entendu parler de cette grande fête … Peut-être y-avez vous dansé, chanté, bu, mangé des merguez, regardé les Mamies aux fenêtres qui trémoussaient leur flan callipyge, vêtue de la fameuse blouse type «mémé»?

Bref, vous connaissez la Gay Pride .

Mais en connaissez vous vraiment l’origine? Pourquoi par exemple avoir choisi le 28 juin? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi?

Détendez vous, vous pouvez desserrer votre petit poing vengeur, je vais vous expliquer … (Mmm, moi j’aime bien les petits poings vengeurs…. ca fait tellement viril! )

Bon c’est vrai, un 28 juin, c’est sympa, il fait rarement froid, les giboulées sont finies, les T-shirts sont échancrés, et les petits shorts moulants sont bien présents: En clair, c’est bien plus sympa qu’un 28 février.

Mais le choix de la date va bien au delà du seul critère estival. Tout a commencé aux Etats-Unis, le week end du 27 au 30 juin 1969. (année érotique)

A Manhattan, et plus précisément dans le quartier de Greenwich Village: la nuit est chaude, New-York s’endort doucement, un chien jappe, une caravane passe…

Au Stonewall Inn, bar branché, du 51-53 Christopher Street, l’ambiance est à la fête. La musique monte d’un ton, les rires et les chants se mêlent, et les langues se délient autour d’un verre. Mais cette merveilleuse ambiance est stoppée nette: un homme vêtu en policier, rentre dans l’échoppe.

On s’attendrait presque à voir derrière lui, un sioux, un conducteur de chantier et les voir commencer à chanter YMCA, mais bon, souvenons nous, c’était en 1969… (année éwotik).

Le policier dresse (non pas son sexe) mais un procès verbal au propriétaire de l’établissement, qui vend soi-disant de l’alcool sans autorisation -et-que-c’est-pas-bien-parce que-bon- Il annonce également (non pas son Coming Out), mais son intention d’arrêter le personnel…

Ca calme …

Ces pratiques arrivaient parfois, et malgré les manières un peu musclées, sur les bras huilés des forces de police, les homos ne résistaient pas … Mais là, ce fut trop ….

Le ton monte, les protagonistes prennent partie (n’y voyez là rien de sexuel): une baffe, retrait du buste, un crachat, demi tour, clé de bras.

Les gens commencent à s’amasser dans la rue. Certains un peu éméchés ont raté le début de la séance, mais s’en mêlent malgré tout. C’est une femme (eh oui!) qui, refusant de se faire embarquer dans le panier à salade qui vient d’arriver, va mettre le feu aux poudres. Les coups fusent. Les pavés s’envolent, des bouteilles se brisent, des chaises sont lancées.

Les renforts de police permettent de retrouver le calme dans Christopher Street…

Un chien jappe au loin.

Alors là on pourrait se dire, pas de quoi se lever la nuit pour faire japper son chien au loin. Mais la nouvelle se répand au sein des médias, et les soirs qui suivent, de nouveaux heurts entre homosexuels new-yorkais et forces de l’ordre font grand bruit: on revendique la reconnaissance sociale de l’homosexualité.

Tous les Etats-Unis en parlent et même «Oversea». Les émeutes de Stonewall obtiennent le soutien d’une grande partie de la population et des médias. En effet, cette révolte symbolique des pédés fait le tour du monde: la radio, la télévision, la presse écrite, tout le monde en parle.

Stonewall va devenir le symbole d’une minorité opprimée qui revendique des droits.

C’est le 28 juin 1970, soit l’année suivante, qu’a lieu la première Gay Pride, à New-York. Bien entendu, cette commémoration unique se répand dans le monde entier comme une traînée de poudre.

Cette fête merveilleuse que nous connaissons tous, rend hommage aux événements de Stonewall.

par: Tom

- “Tiens t’es mignon avec ta nouvelle coupe de cheveux… Ca fait un peu Tintin…”
- “Et alors ? Il est pas bien Tintin ?”

Mais d’abord, Tintin qu’est-ce que c’est ?

Tintin… Je ne parle pas de l’inévitable complice hors caméra de Pascal Sevran (” hein Tintin ? “), mais bien du personnage de bande dessinée créé par Hergé.

Pour les hibernatus de service décongelés récemment, rappelons que Tintin est un jeune garçon – une petite trentaine -, journaliste, blond, 175 70 BM ACT/PASS CH IDEM…Heu excusez… C’est à force de fréquenter certains services… J’ai du mal à faire des descriptions classiques…

Je reprends :
Tintin est journaliste, il est jeune, un poil efféminé, il est très blond -limite décoloration- , le cheveux ras avec une petite houppette sur le devant (pas de mauvais esprit s’il vous plait !), il est habillé de façon un peu excentrique ou avec un 501, il adore se déguiser – l’habit de cowboy lui va à merveille (oui ! c’est ça : ” comme dans les village people ” !) – il connaît plein de monde, adore faire la teuf, il possède des dons de décorateur, il est assez sportif, il a pour compagnon un adorable chien-chien très soigné et il est temps que je mette un point à cette phrase parce que je trouve moi-même que c’est long et que ça commence à bien faire.

Bref, c’est un chic type qui ne dépareillerais pas à la terrasse de l’Open Café…

Eh oui ! Car Tintin est l’égérie homo la plus diffusée mondialement, et la moins reconnue par les homos eux-mêmes… ! Ce type là est une vaste propagande pour la ” gay attitude ” est personne ne s’en était rendu compte ! Tintin est asexué me direz-vous… Et ça cadre mal avec l’idée d’en faire un homo qui n’a que le sexe à la bouche (c’est une image…). Les homos ne peuvent s’empêcher de parler sexe et on ne peut pas dire que les propos de Tintin soit très hot… Okay Okay. Mais il est vrai qu’on sait très peu de chose sur Tintin…

Et justement : Ce désir de tout cacher, cette volonté de ne rien laisser paraître… Ne serait-ce pas là une preuve évidente de l’homosexualité de Tintin ? Tintin, un journaliste mondialement connu ne peut se permettre de faire un coming-out retentissant… Et puis on ne connaît pas ses parents… N’ont-ils pas pu supporter que leur rejeton soit homo, au point de le virer de chez eux ? Seules de brèves allusions et quelques sentiments pour de jeunes garçons rencontrés au détour d’un chemin arrivent à transpirer au delà des images…

Alors que Jean Jacques Annaud nous livre actuellement sur les écrans une pâle adaptation de ” Tintin au Tibet “, avec néanmoins le désirable Brad Pitt, on peut se poser la question de savoir ce qui se passe entre Tchang et Tintin… Quelle détresse, lorsque Tintin s’effondre en larmes à la disparition de son petit ami ou, lorsqu’à leurs retrouvailles, Tchang avoue avoir souvent pensé à lui! Et on voudrait nous faire croire que ce n’est QUE par amitié ? ! Allons ! Nous nous posons tous la question : “A qui penses-tu quand le désir t’étreint, Tintin ?” Et ces titres ! ” Objectif Lune “… ” Le sceptre d’Ottokar “… Il émettrait de légères vibrations le sceptre d’Ottokar, que ca m’étonnerait pas… Vous voyez ? Tintin ferait très couleur locale dans le Marais… Et je ne suis pas loin de penser que si Dalida avait envahie le monde de Tintin, il aurait eu toute la compil…

C’est vrai que question musique, il n’est pas gâté ! Sa seule référence semble être la Castafiore… Et c’est également la seule femme qui revient sans cesse… C’est pas des coups à faire tourner un hétéro convaincu (en un seul mot) en tapiole jusqu’à la fin de ses jours ? Mmh ? Voilà pourquoi Tintin tourna très tôt tata.

Enfin… La Castafiore… ” Une femme “… A nouveau le doute m’habite (toujours en un seul mot). La Castafiore ne ressemble-t-elle pas à un simple drag queen avant-gardiste ? Ou bien est-ce un travelo échappé de chez Michou ? Ou encore un transsexuel comme semblerait nous le confirmer le titre ” Les bijoux de la Castafiore ” ? Encore des doutes !

Mais Tintin ne mange pas de ce pain là. Et n’allez pas croire non plus qu’il vit une sexualité débridée (au sens propre et au figuré) avec le seul compagnon fidèle qui couche avec lui : Milou. Non. Son truc c’est l’exotisme… Nul doute qu’il possède le guide gay international… Dans ses premiers album, c’est ” je tire un coup au Congo, je tire un coup en Amérique, etc. ” Quelle girouette !

Plus tard, après ” On a marché sur ma lune “, viendra le temps où Tintin se range et s’empâte à Moulinsart. C’est vrai qu’après tant d’aventures, il peut en avoir plein les reins, Tintin. (oui je sais ça fait deux fois que je fais ce mauvais jeu de mot…)

Alors Tintin, c’est avant tout l’histoire d’un mec seul. Oui : il a des amis, il a vu du pays, et il a eu une vie bien remplie (peut-être pas que la vie d’ailleurs)… Mais au bout de 22 albums, 22 aventures… Comme tous ceux qui multiplient les aventures d’un soir, Tintin reste seul. Peut-être est-il trop idéaliste ? Trop occupé ? Blasé ou blessé ? Qui sait ? En tous cas, un des mérites de ces aventures à la chaîne, c’est de produire une morale en forme de doigt pointé vers le lecteur, qui dit :” Et vous ? ”

A moins que je me sois planté… Peut-être se demande-t-il seulement s’il doit faire partie du boys-band des Dupont-Dupond ?

PS : le mois prochain OOups! vous proposera un autre sujet de fond : “Fantasio est-il bisexuel”.

(publié la première fois en Juin 1998)

par: Toinoo

Elle est heureuse. Les nuages qui s’amoncelaient à l’horizon ont tout à coup disparu. Les autres mères de son entourage l’envient… Pourquoi ? C’est une maman de pédé. Et ça, elle mesure tout ce que ça va lui apporter comme tranquillité.

Bon, évidemment, quand elle l’a appris, ça lui a fait drôle. Quoiqu’elle s’en doutait un peu. On est ouvert, mais quand même, quand il s’agit de votre fils, c’est quand même pas pareil… Et puis elle a réfléchi. Et plus elle réfléchissait, plus le sourire s’élargissait sur ses lèvres, et plus elle mesurait sa chance.

Le premier avantage d’être une maman de pédé est ENORME. C’est une délivrance. Tous les conflits qu’elle imaginait pour les quarante années à venir disparaissent d’un coup de baguette magique. La jalousie qu’elle redoutait, le manque qu’elle craignait, tout ça a disparu. Car, conséquence logique : elle est maman de pédé, et donc, elle n’aura pas de belle fille. Et ça, ça peut nous paraître idiot, à nous, mais pour une maman d’une manière générale, c’est un soulagement incommensurable ! Pas de belle fille qui lui aurait piqué son fils, qui aurait été une rivale, qui aurait pris sa place dans le cœur de sa progéniture.

Bien sûr, son fils ne sera pas seul (enfin elle l’espère). Mais un gendre, ça n’a rien à voir avec une belle fille. Elle pourra discuter avec lui sans crainte des conflits particuliers aux relations mère/belle fille, elle le chouchoutera comme son propre fils, elle espère qu’il lui plaira… Elle pourrait même aider son fils à choisir, tiens… Mais pas sûr qu’il accepte de l’emmener avec lui dans ses soirées ou même qu’il soit apprécié que dans la rue elle lui indique tel ou tel beau garçon qui “est sûrement comme toi”. Et à cette seule idée, elle rigole toute seule. Décidément, c’est un bonheur d’être une maman de pédé.

Le deuxième avantage est presque aussi grand que le premier. A priori, être maman de X implique de ne pas être grand-mère, au moins avec celui-là. Et ça, c’est quand même aussi une bonne nouvelle, car il y en a d’autres pour lui donner des petits-enfants, et au moins, avec lui, on peut être sûr de passer une soirée tranquille dans gamins braillards, on sait qu’il ne les donnera jamais à garder. Pas de contrainte d’horaire, de vacances… Elle en profitera pleinement, de son fils et de son copain !

Si, si, elle aime les enfants, la maman de X, sinon elle ne serait pas maman. Mais savoir qu’un des siens n’en aura pas, ça permet de mesurer les avantages de la situation. Au moins, avec lui, elle ne sera pas une pouponnière ni une garderie.

Et puis, dernière petite chose, être maman de X, c’est le certitude que son fils sera souvent entouré de beaux garçons. Qu’on pourra parfois croiser à l’occasion. Et ça, c’est pas mal non plus. Car on a beau être maman, on n’en reste pas moins femme…

par: XIII
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