OOups!

Ouhlala, pourquoi un tel cri de rage de la part d’un garçon, d’habitude si calme et posé, me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il est temps, pour moi, de dénoncer les pratiques tyranniques de ma gardienne d’immeuble.

Bon, je vous passe les multiples mots apposés ça et là de sa main rageuse dans la cage d’escalier à l’égard des locataires ne s’essuyant pas les pieds (chét pas vous qui balayez !), ou de ceux s’obstinant à sortir les poubelles après 22H00, “alors qu’on vous avait bien diche de le faire avant” ! Non, si je hais ma poubelle, pardon ma concierge, c’est parce qu’elle me hait. Oui, vous avez bien entendu, ma concierge ne m’aime pas. Mais pourquoi vous hait-elle, vous entends-je me demander d’une voix tremblante. Serait-elle une farouche opposante à la lutte homosexuelle ? OUI, ma concierge me hait parce que je suis homosexuel.

D’abord sachez qu’une concierge est TOUJOURS au courant de tout, qu’elle soit dans l’escalier ou derrière le rideau de sa loge. Donc la teigneuse s’est très vite aperçu de ces allées et venues de garçons, jamais deux fois le même, à toute heure du jour et de la nuit ! Est-ce ma faute moi si je ne peux pas m’empêcher de ramener quelqu’un chez moi ? Je suis aussi un être humain avec un petit coeur qui vibre. Et ce n’est pas parce que ce petit coeur vibre pour des beaux garçons qu’il faut me détester !

Pour faciliter sa surveillance, une concierge possède souvent également un certain nombre d’espions répartis ça et là dans les étages qui, sous couvert d’une conversation banale, l’informe que vous, le locataire du 3è gauche, est encore rentré à pas d’heure ! “Et c’est pas pour dire, mais il n’était pas tout seul et avait l’air bien pressé de rentrer si vous voyez ce que je veux dire…”. Voilà donc de quoi augmenter son animosité envers moi, non seulement je rentre tard mais en plus je dérange les autres locataires avec mes pas dans l’escalier ! Est-ce ma faute moi si les grosses pompes bien lourdes sont à la mode en ce moment ? Je ne vais pas non plus sortir en baskets !

Évidemment, si en plus, vous recevez tous les mois le nouveau catalogue TripleX dans votre boite aux lettres, dont l’enveloppe en papier craft (soit disant sous pli discret) s’est malheureusement déchirée récemment en laissant apparaitre quelques torses et autres fesses musclées, alors vous êtes grillé ! Archi grillé même !

Enfin bon, pourtant chaque matin quand je la croise (dans l’escalier bien sûr) je lui offre mon plus beau sourire pour essayer de l’amadouer. Attention, loin de moi l’idée de m’en faire une copine ! Il ne faudrait pas non plus exagérer. Mais apparemment cela ne suffit pas à calmer sa haine maladive envers ma petite personne.

Un jour, il faut tout de même le souligner, elle a fait un effort … Elle m’a adressé la parole ! Si ! Incroyable ! A sa manière, certes, mais elle m’a adressé la parole .

Elle : ” Ché vous qui avez mis plein de foutre dans l’entrée ?”

Moi : (avec des yeux en soucoupe, et commençant à rougir) : “pardon ?” (genre : c’est à moi que vous parlez ?)

Elle : ” Ben oui du foutre” dit-elle arborant un magnifique feutre-marker indélébile, dressé comme un sexe tendu de désir …

Moi : (hyper soulagé) : “AH ! du FEUTRE ! non ! bien entendu !”

Je n’ai pas pour habitude d’avoir des relations sexuelles dans la cage d’escalier, ni dans l’entrée de mon immeuble, mais tout de même, j’ai eu assez peur .

Elle : “Bon, paské y’en avait partout …Et pouiche essouyé vous les pieds ! Je viens de finir l’escalier, j’veux pas le refaire toutes les heures …”

C’est affolant de voir que le seul jour où ma concierge m’adresse la parole, c’est encore pour faire une remarque désagréable …

par: Ced

Dans la série des cadeaux empoisonnés je viens de découvrir quelque chose de pas mal…
Ca s’appelle la “saisie vocale”… Surpriiiiiiiiiiiise !

De plus en plus d’éditeurs proposent des logiciels dont le but est de vous épargner la tâche fastidieuse de taper au clavier, grâce à la reconnaissance vocale.

Crions au génie, puisque votre ordinateur tape vos courriers directement ! Il ouvre les menus, il vous écoute, il reconnaît votre voix, il vous comprend, il fait ce que vous lui dites, il est à vos ordres, il est soumis, aaaah j’arrête : ça m’excite.

Comment ça marche ? Vous parlez dans le micro connecté à votre carte son, l’ordinateur travaille en tant réel et compare le son des mots que vous prononcez à des “schémas types”. Puis un correcteur orthographique vérifie s’il n’y a pas de fôtes et, en fonction de la phrase, il corrige les accords et conjugue les verbes.

Le texte de votre prose s’affiche alors au-to-ma-ti-que-ment à l’écran, et vous n’avez plus besoin de votre clavier !
Les aveugles et les tétraplégiques apprécieront… Les bègues un peu moins…

Mieux : certains programmes proposent des applications résidentes pour commander votre PC lors de la navigation, ou encore le lancement des applications. Le 21ème siècle sera buccal, euh vocal, ou ne sera pas !

Bref, si ça c’est pas le bonheur, moi je veux bien finir dans les slings de l’Arène… (non eh, déconnez pas !)

Le correcteur orthographique, on connaît tous ça ! C’est ce qui fait que lorsque vous tapez “branlade de Morue”, votre traitement de texte vous propose de corriger par : branle, branlant, branle-bas, branlement, branler (- obsédé !) ET brandade (- ouf !)

Là où ça se complique, c’est lorsque votre faute de frappe engendre un mot existant dans le dictionnaire…
N’oubliez pas de vous relire, sinon les oranges deviennent des “organes” ; les coquilles, des “couilles”, et tout à lavement. Pardon : à l’avenant !

Donc, je dois dire que l’idée me plaisait assez … Commander à quelqu’un qui ne conteste jamais, c’est pas donné tous les jours !

J’ai donc installé l’un de ces logiciels et j’ai commencé à dicter mes vœux à mes grands-parents…
Je leur ai souhaité une “vieillesse heureuse”, mais cet imbécile de programme a compris “vieille essoreuse” et “mes vœux l’épluchèrent” pour “les plus chers…”.

La cata.

Bon faut dire que j’étais tellement impatient et excité de commencer que j’avais sauté (Restez calme) la configuration, étape sine qua non pour que le logiciel s’habitue à ma voix …

Il faut donc prononcer une série de syllabes et de mots tests… “Ba, ta, ça, ma, ra, la,…” , ce qui n’est pas trop difficile, même pour ceux qui ont un QI d’acarien…

Les meilleurs logiciels possèdent même un niveau de tolérance réglable, de “je parle fort et clair avec une voix de ténor” à “je parle en mangeant des mashmallows, le nez bouché, et la tête dans la cuvette des WC”

Dernière étape : configurer des expressions personnalisées qui ne sont pas dans le dico, termes techniques (fist-fucking, butt-plug, gang bang, godes…) ou expressions usuelles (fashion victim, goudou, gay pride, PACS, exhib, glam, kitsch, gogo dancers …) Ca c’est presque le plus long, vu que notre univers est peuplé d’anglicismes…

Après cette étape indispensable, tout a été pour le mieux. J’ai même abattu deux mois de courrier en retard, et j’ai fini de taper, ou plutôt de DICTER” Une aventure sans aucun doute”(*)… Bref, c’était gé-nial !

Ensuite, je me suis attaqué à mes mails. Et là problème : comme 30 % de nos lecteurs, j’habite chez mes parents…

Je m’adresse solennellement à ces 30%, et à tout ceux qui nous lisent sur leur lieu de travail (en collant des post-it sur l’écran pour cacher les logos ” OOups! Magazine Net*tement Gay & Lesbien”) :
Avez-vous lu une fois seulement, à haute et intelligible voix, votre courrier personnel, le texte d’une PA que vous avez déposée sur OOups! ou encore un dialogue sur minitel, alors que vous n’êtes pas seul dans la pièce ?

Essayez pour voir … ?

“Je cherche jeune mec bien foutu pour plan cul et bons moments. Love story s’abstenir…”

“Salut Yannick, je serai libre demain… J’aime bien les mecs qui sont actifs et passifs… J’ai été assez impressionné par tes photos et tes mensurations… Si tu veux faire un plan à trois, je peux venir avec un pote qui a un beau cul et une belle queue aussi…. Mais lui c’est une grosse salope, il est ultra passif…”

No comment.

Bon ben voilà……. Finalement, ce n’est pas si dur que ça, de faire son coming-out !
Bonjour m’man, bonjour P’pa !

Et puis si le système n’est pas sans indiscrétion, je vous laisse aussi imaginer les problèmes de promiscuité… Les salles informatiques, les bureaux de secrétariat, ou les salles de rédaction des magazines vont être assez plaisantes à vivre dans les années à venir !

Ceux qui travailleront avec des boules “Quies” n’entendront pas le téléphone sonner, et ceux qui l’entendront, ne seront pas compris de leurs interlocuteurs…
“Mais tu es OU là ? T’es en boîte à cette heure là ? ? ?”
“Non je suis au boulot, je te jure !”

Et en plus ça coûte cher, cette connerie !
Aaaaah c’est vraiment un cadeau empoisonné hein ! Je préfère mon clavier !

Car finalement, l’informatique c’est comme le sexe, pour l’instant il n’y a qu’une façon de faire qui soit efficace : au doigt et à l’œil…

(*) Le feuilleton intéractif diffusé alors dans OOups!.

par: Toinoo

Merci France Télécom. Oui pour une fois que l’on peut remercier cette vieille dame, autant en profiter ! En effet, si dans tous les pays du monde les homos découvrent désormais, au travers de l’Internet, les délices des conversations en ligne, la France grâce à son affreux Minitel marron vieux de plus de 10 ans, fait figure de révolutionnaire. Sans lui je ne serai peut-être jamais devenu homo ou en tout cas pas aussi tôt !

En Février 1990, un mardi je m’en souviens encore, mon père, sous la pression quotidienne de ses enfants en mal de nouvelles technologies avait enfin cédé et accepté que rentre chez nous ce nouvel appareil électronique au prix exorbitant, il va sans dire, de 0FF ! A moi les messageries Gay !

Ce n’est donc pas sans une intense émotion que le petit homo refoulé de l’époque s’installa, dès le premier soir, quand tout le monde fut couché, face à cet engin prometteur. Clic, Biip, Biip, Biip, CONNEXION ETABLIE !

Enfin, j’allais pouvoir parler avec des gens comme moi ! Des mecs attirés par d’autres mecs ! Quelle joie. Une fois un joli pseudo choisi que j’ai depuis oublié (désolé mais ma mémoire n’est plus ce qu’elle était !) je me retrouvais face à toutes sortes de créatures plus ou moins attirantes : Cho7, Mec29a, Passif30a, Clément, Etudiant20a, Stef22a, ActifNow… Tous mes fantasmes étaient là, directement accessible au travers de la fabuleuse touche ENVOI verte !

Très vite j’engageais une dizaine de conversations différentes avec comme but ultime de tomber sur quelqu’un de mon age, plutôt sympa et pas à l’autre bout de la France, afin de faire avec lui le grand saut ! Ce qui fut fait d’ailleurs très rapidement, je ne m’étalerai donc pas davantage sur cette première fois. Par contre, j’étais devenu un accro du minitel et il ne se passait plus un soir sans que je ne me connecte au moins une heure.

Mon rythme de sommeil de l’époque en prit d’ailleurs un sacré coup, mais ce minitel était devenu une véritable drogue. Je retrouvais les autres accros et nous partions dans de grands délires, s’échangeant des témoignages de rencontres avec un tel ou un tel. Tu as vu Fabien27a ? Comment est-il ? Ah bon ? Bon bah c’est pas la peine que j’insiste alors ? Ah ? il est sympa ? Il m’a donné son téléphone. Non !? tu as couché avec lui ? Alors ?

Bien sûr, pour quelqu’un qui à l’époque ne souhaitait que rattraper le temps perdu, le minitel semblait un excellent moyen de faire des rencontres. D’autant plus que le milieu homo m’était totalement inconnu (je vous rassure, ce n’est plus le cas maintenant !). A combien de rendez-vous suis-je allé espérant trouver l’homme idéal ? Combien de fois ai-je failli rebrousser chemin face à un jeune homme “mignon” ! Mais combien de fois ai-je également passé de supers moments en ligne et en direct-live. Le Minitel c’était une formidable thérapie contre l’angoisse et l’isolement des jeunes homos. Un moyen peu couteux pour les timides ou les jeunes de discuter. Car quoiqu’on puisse en penser, les messageries n’étaient pas que des lieux fréquentés par des pervers qui pianotaient les fesses à l’air ! C’était également un lieu d’échanges convivial où la censure n’existait pas. Où chacun pouvait écouter et se faire entendre. Où il était possible de se lier d’amitié avec des pseudos. Où tous les fantasmes étaient permis, voir réalisables.

Je voudrais donc ici, de la part de milliers d’homos, remercier France Télécom sans qui le Minitel et ses messageries de rencontres Gays n’auraient jamais existés. Grâce à eux deux j’ai eu la possibilité de discuter voir de rencontrer d’autres mecs, sans pour autant coucher avec, d’ailleurs, et ainsi pu assumer pleinement mon homosexualité. Milles BizoOoOoo à vous deux !

Aujourd’hui en France le minitel est encore bien présent et ralenti fortement la progression d’Internet. Mais le phénomène est irréversible et je vous parie que d’ici à 10 ans quelqu’un écrira un article sur : INTERNET ou les souvenirs d’un dragueur en IRC !

(publié la première fois en Décembre 1996)

par: Ced

Vous vous souvenez quand vous êtiez petit et que l’on s’amusait à jouer avec vous à la p’tite bête qui monte qui monte qui monte. Ouais, bon, c’était drole quand vous aviez 5 ans, allez 6 ans pour les plus immatures d’entre nous. Mais bon, à 18a et plus, cela n’est plus drole du tout. Mais alors là, plus du tout.

Et pourtant, imaginez-vous un jour, alors que, telle la ménagère de moins de 50a de base, vous êtes tranquillement en train de vous abrutir devant Drucker et ses sbyrres, vous sentez une légère, toute légère, toute sournoise, mais bien présente démangeaison, au niveau de… Comment dire… Enfin là, quoi ! A la Zigounette ! Enfin pour être plus précis dans les poils de la Zigounette (pour ceux qui font la différence entre les deux).

Bon vous vous grattez tranquillement, l’air de rien, tel le footballeur de base devant son plateau repas et son match de la coupe de France, mais, quand même, rien n’y fait, cette démangeaison ne veut pas s’arrêter. Le doute n’est plus possible, ça gratouille quand même beaucoup, il faut regarder ce qu’il y a. Bon, paresseusement vous écartez le léger tissu protégeant le fruit adoré et cherchez d’où peut bien provenir cette désagréable sensation au goût sauvage.

Et là, GLOOUPS! (Oui ça ne méritait pas un OOups! mais bien un GlOOups!) HO-RREUR : Ca bouge ! Y a un truc qui bouge ! Minuscule, mais le regard fier ! Une p’tite bête qui gratte, grosse comme une tête d’épingle. Pas de doute, il s’agit d’un pou pubien. Un pou pubien ? Une saloperie de Morpion de merde Oui !!!!

En 2 minutes c’est la panique : Sueur, Tremblement de la lèvre inférieure, Regard vide et apeuré, Envie de fondre en larme.

Allons ! Allons ! Il ne faut pas être émotif comme ça ! Ce n’est pas le moment de paniquer. De toute façon, bah cela ne changerait absolument rien. Evidemment, à ce moment là vous allez vous sentir sale, très sale, limite pouilleux. Bah c’est ce que vous êtes là non ? Un pouilleux plein de poux ! Cela ne doit pas être très agréable comme sensation non ?

J’écris cela au conditionnel car bien sûr, moi cela ne m’est jamais arrivé ! Vous rigolez ou quoi ? Des morpions ! Franchement ! M’enfin ! Non, pour OOups!, je me suis renseigné, interrogé des amis à droite à gauche afin de vous livrer leurs conseils.

Bref, comme le pou de la tête, le pou pubien est un animal sournois, vicieux qui raffole des coins chauds afin d’y déposer ses p’tits oeufs et se nourrir de votre sang. GE-NI-AL ! Alors, aucune hésitation, il faut traiter ! Surtout ne croyez pas que le rasage systématique de vos deux orphelines soit suffisant. Que nenni ! Le morpion de base ne se loge pas sur les poils mais à la base des poils, sous la peau. Donc raser n’est pas suffisant. Enfin bon, si cela peut vous détendre, allez-y, coupez tout, mais faîtes quand même attention de ne pas vous blesser. Ce serait dommage quand même ! Et puis je ne voudrais pas être responsable de lits en moins aux urgences à cause d’un lecteur, qui, pris d’une violente démangeaison pubienne se serait violemment tranché le tuyau à bonheur !

Inutile de prendre rendez-vous chez votre médecin non plus. Non pas qu’un toubib serait incompétent face à cette horde de p’tites bêtes, mais une rapide visite chez le pharmacien est largement suffisante.

Bon, pour les plus coincés cet aller-retour chez l’apothicaire risque de vous donner des sueurs froides. Si d’habitude vous n’osez pas aller acheter des capotes dans une pharmacie, et bien ce coup-ci il va falloir vous faire violence ! En plus ce ne sont pas des capotes que vous allez demander mais un produit pour les pouilleux comme vous ! Malheureusement il n’y a pas encore de distributeur de spray anti-poux dans les lieux publics. Donc, vous prenez votre courage à deux mains et vous rentrez tranquillement dans la pharmacie (Meeeeerde, y a plein de monde !). Quand c’est votre tour, vous ne vous dégonflez pas en demandant un tube d’Aspro 500 hein ! En plus, l’Aspro 500 c’est complètement inutile contre les morpions !! A moins que vous ne souhaitiez les noyer dans les bulles, mais honnètement, je doute de l’efficacité de cette méthode. Non vous demandez tout simplement une boite de Spray Pax. Et voilà ! Aussi simple que ça ! Ce produit magique fera disparaitre vos p’tits camarades ainsi que leur progéniture en moins d’une nuit. Magique !

Donc vous voyez, ce n’était pas la peine de s’affoler.

Okay, la découverte de morpions est un grand moment de solitude, mais passager, donc pas grave ! Sachez en plus qu’il n’est pas nécessaire d’avoir de rapports sexuels pour en attraper. Ces p’tites bêtes ne peuvent pas vivre détachées du corps humain plus de 24 heures et ont un fort esprit de conservation. Si jamais leur propriétaire les abandonne dans un lieu public (banquette, voiture, toilette….), il est possible que ce soit vous qui en deveniez le nouvel heureux propriétaire. En plus, pas besoin de remplir 2 000 formulaires de la S.P.A, c’est gratuit !

A ma connaissance, il n’existe aucun moyen pour se prémunir de ce genre d’accident bénin (enfin bon, je ne suis pas médecin moi !), à moins de porter une capote intégrale ! En conclusion, je dirais donc que nous sommes malheureusement tous à la portée de ces bestioles sournoises. Que leurs découverte parmi vos parties intimes est un véritable cauchemar (enfin, c’est ce qu’on m’a dit.. !) et qu’il s’en suit un incroyable sentiment de dégout et de honte.

Mais quoiqu’il en soit, quitte à attraper quelquechose, je préfère largement, mais largement des morpions qu’un truc beaucoup plus grave et irréversible. Il faut toujours prendre la vie du bon côté. Non ?

(publié la première fois en Février 1997)

par: Nicolas

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