La Gay Pride …. Qui n’a jamais entendu parler de cette fête gay riche en couleur, en monde et où la fête bat son plein ?
Bon c’est vrai, on n’est pas obligé de regarder tous le journal télévisé de TF1 un soir de 28 juin, mais bon…
Tout de même ! Vous avez tous au moins entendu parler de cette grande fête … Peut-être y-avez vous dansé, chanté, bu, mangé des merguez, regardé les Mamies aux fenêtres qui trémoussaient leur flan callipyge, vêtue de la fameuse blouse type «mémé»?
Bref, vous connaissez la Gay Pride .
Mais en connaissez vous vraiment l’origine? Pourquoi par exemple avoir choisi le 28 juin? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi?
Détendez vous, vous pouvez desserrer votre petit poing vengeur, je vais vous expliquer … (Mmm, moi j’aime bien les petits poings vengeurs…. ca fait tellement viril! )
Bon c’est vrai, un 28 juin, c’est sympa, il fait rarement froid, les giboulées sont finies, les T-shirts sont échancrés, et les petits shorts moulants sont bien présents: En clair, c’est bien plus sympa qu’un 28 février.
Mais le choix de la date va bien au delà du seul critère estival. Tout a commencé aux Etats-Unis, le week end du 27 au 30 juin 1969. (année érotique)
A Manhattan, et plus précisément dans le quartier de Greenwich Village: la nuit est chaude, New-York s’endort doucement, un chien jappe, une caravane passe…
Au Stonewall Inn, bar branché, du 51-53 Christopher Street, l’ambiance est à la fête. La musique monte d’un ton, les rires et les chants se mêlent, et les langues se délient autour d’un verre. Mais cette merveilleuse ambiance est stoppée nette: un homme vêtu en policier, rentre dans l’échoppe.
On s’attendrait presque à voir derrière lui, un sioux, un conducteur de chantier et les voir commencer à chanter YMCA, mais bon, souvenons nous, c’était en 1969… (année éwotik).
Le policier dresse (non pas son sexe) mais un procès verbal au propriétaire de l’établissement, qui vend soi-disant de l’alcool sans autorisation -et-que-c’est-pas-bien-parce que-bon- Il annonce également (non pas son Coming Out), mais son intention d’arrêter le personnel…
Ca calme …
Ces pratiques arrivaient parfois, et malgré les manières un peu musclées, sur les bras huilés des forces de police, les homos ne résistaient pas … Mais là, ce fut trop ….
Le ton monte, les protagonistes prennent partie (n’y voyez là rien de sexuel): une baffe, retrait du buste, un crachat, demi tour, clé de bras.
Les gens commencent à s’amasser dans la rue. Certains un peu éméchés ont raté le début de la séance, mais s’en mêlent malgré tout. C’est une femme (eh oui!) qui, refusant de se faire embarquer dans le panier à salade qui vient d’arriver, va mettre le feu aux poudres. Les coups fusent. Les pavés s’envolent, des bouteilles se brisent, des chaises sont lancées.
Les renforts de police permettent de retrouver le calme dans Christopher Street…
Un chien jappe au loin.
Alors là on pourrait se dire, pas de quoi se lever la nuit pour faire japper son chien au loin. Mais la nouvelle se répand au sein des médias, et les soirs qui suivent, de nouveaux heurts entre homosexuels new-yorkais et forces de l’ordre font grand bruit: on revendique la reconnaissance sociale de l’homosexualité.
Tous les Etats-Unis en parlent et même «Oversea». Les émeutes de Stonewall obtiennent le soutien d’une grande partie de la population et des médias. En effet, cette révolte symbolique des pédés fait le tour du monde: la radio, la télévision, la presse écrite, tout le monde en parle.
Stonewall va devenir le symbole d’une minorité opprimée qui revendique des droits.
C’est le 28 juin 1970, soit l’année suivante, qu’a lieu la première Gay Pride, à New-York. Bien entendu, cette commémoration unique se répand dans le monde entier comme une traînée de poudre.
Cette fête merveilleuse que nous connaissons tous, rend hommage aux événements de Stonewall.




