OOups!

Reconnaissable très facilement au milieu d’un groupe d’Homos grâce à sa façon toute caractéristique de se tenir les hanches franchement cambrées en arrière et légèrement sur le côté, sans parler de sa manie de porter régulièrement les paumes de ses mains vers l’extérieur, l’ami Tata est un des personnages classique du stéréotype Gay.

Stéréotype ? Vous avez dit stéréotype ? Oui, car même si la population Gay n’est pas formée à 100% de grandes folles perdues, force est de constater (qu’est-ce que j’écris bien moi) que les tatas existent bel et bien (belles et bien?). Regardez autour de vous. Je suis sûr que vous en connaissez de près (mais pas trop, ça pourrait être contagieux) ou de loin. Mais alors ? A quoi reconnait-on une tata ?

Très simple. D’abord en général elle l’avoue volontiers et n’hésite pas à vous lâcher des “Ohlàlà, je suis une vraie folle moi !”. D’ailleurs de votre côté, vous en parlez généralement au féminin : “Tu ne sais pas ce qu’elle m’a dit la Stéphane ?”. Puisque nous en sommes à parler de la parole, force est de constater (désolé, je n’ai pas pu résister !) que la façon de parler de notre ami Tata est pour le moins caractéristique. Je vous fais grâce de ses exclamations régulières du genre “Ohlàlà !”, “Moooon Dieu !”, “Naaaaan !”, “Tu ne devineras jamais quoi !”, “OOups!”, “C’est paaas vrai !?”, “Quelle folle celle là !”, “Maaaaa Chériiie !”, “T’as pas vu mon blush ?”, etc, etc…

Au delà de son vocabulaire, il y a aussi le ton tirant vers les aigües qu’elle utilise. Cette caractéristique nous permet d’éviter de confondre le garçon efféminé (souvent une future Tata) avec la Tata accomplie et fière. En effet, le premier arrive encore à se contrôler tandis que la seconde ne contrôle plus rien du tout…. Bouh, La Vilaine ! D’ailleurs, même si notre copine arrivait à se contrôler, sa démarche ainsi que sa tenue vestimentaire ne tromperaient personne. Habillée de couleurs vives et le plus souvent moulée (T’es sûr que ça ne me fait pas un gros cul ?), la Tata se repère à 2 Kms. De toute façon, notre pov’ Cosette étant charitable, elle n’aura pas manqué de s’asperger de parfum pour ceux qui ne l’auraient pas vu arriver.

Pour en revenir sur sa tenue, sachez que notre chérie passe énormément de temps à se préparer avant de sortir (En plus, j’ai rien à m’ mettre !). J’ai ainsi eu le privilège d’assister à la préparation vestimentaire d’un de ces spécimens. Si par malheur l’inspiration ne lui vient pas du premier coup, vous êtes bon pour la voir essayer 7 ou 8 tenues différentes avant de se décider. Un petit conseil, si par hasard elle vous demande, tout en se regardant dans son grand miroir en faisant la moue, “Tu ne trouves pas que ça fait un peu folle ?”, répondez lui, sans autre procédé, qu’elle est superbe comme ça. Inutile de mégoter sur ses baskets vertes fluos et sa veste bleue électrique. Vous seriez traité d’ignare !

Avant de finir, sachez également qu’une des caractéristiques de l’ami Tata est qu’il lui arrive tout le temps “des-trucs-pas-possibles”. Normal, me direz-vous, vu son allure générale. Alors régulièrement vous aurez droit au “Il faut AB-SO-LU-MENT que je te racontes ce qui m’est arrivé hier soir”. Et avant que vous ayez eu le temps de dire ouf, la voilà partie dans des histoires dignes des derniers épisodes d’Angélique.

Une chose encore. L’ami Tata est soit adorable, soit exaspérante. Mais par contre, je vous déconseille fortement la bande de 5-6 Tatas ! C’est bien connu, les filles entre elles, ce sont de vraies chipies !

Voilà mes chéries ! Sur ce, je vous laisse car je sors ce soir et comme je n’ai pas encore choisi ce que je vais mettre, il ne faudrait pas que je traine. BizoOoOoo Les Filles ;-)

par: Ced

Vous aussi vous avez vécu des expériences plus ou moins heureuses de drague ?
Faites-en Profiter tout le monde ! OOups! est là pour ça !

Prénom : Stéphan
Ville : Namur
Pays : Belgique

Témoignage :
J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises lorsque j’étais en Allemagne comme militaire, d’user de mes “charmes” sur des collègues de travail.
A l’époque, l’armée belge disposait encore de miliciens ce qui faisait tous les mois un arrivage de nouvelles “gueules”.
Le plus souvent, avec les miliciens, c’est arrivé lors de manoeuvre. Nous les passions dans un endroit de deux mètres sur six parfois pendant deux semaines.
Cela ne pouvait que créer des liens. Je m’efforçais en plus de choisir ceux qui allaient travailler dans le même horaire que moi soit parce qu’ils me plaisaient, soit parce que j’estimais avoir mes chances. Bien souvent, malheureusement nous nous sommes limités à de petis jeux peu approfondis.

Lors d’un camp, une manoeuvre plus militaire style tirs, exercices tactiques, où nous étions logés en dur, j’ai rejoint un soir un ami nouvellement marié avec qui j’avais noués des liens très fort. Il logeait dans une petite chambre à un lit, mal isolée, dont la porte était vitrée. Venu le voir pour lui parler, très excité après une douche prise de façon commune après un cross, je me suis d’abord assis sur la chaise à côté de son lit. Nous avons commencé à parler de choses et d’autres comme cela nous était arrivé souvent les mois précédent son mariage alors qu’il logeait au quartier. Là-bas, nous logions dans des chambres séparées et chacun avec un autre collègue.
Nos voisins de chambres étant très casanier meme si nous passions toutes nos soirées ensembles, nous n’avions pas beaucoup d’opportunités d’être très intimes. En plus, il n’avait qu’une idée en tête, son retour le week-end pour revoir sa copine qu’il allait épouser.
Petit à petit, les minutes, puis les heures se sont écoulées dans cette petite chambre. Nous retrouvions cette ambiance que nous avions connues durant de nombreux mois.
Sur ma chaise en bois, j’avais beau changer de position, mon postérieur devenait douloureux. Me voyant me contorsionner dans tous les sens, il m’a alors proposé de m’étendre à ses côtés sur le lit. Après quelques temps encore, fatigués, je lui proposai de dormir avec lui. Nous entrames donc tous les deux dans le lit, l’un près de l’autre pas encore l’un contre l’autre. Très vite, pourtant, poussé par un courant irrésistible ma main s’approcha de son torse que je commencai à carresser tout en discutant. A auncun moment il ne repoussa ma main. Se mettant sur le côté, je sentis son animal dressé me frôler. Etais-ce la situation, étais-ce moi qui l’excitait à ce point. Evidemment, très rapidement, ma main trouva le chemin de son torse jusqu’à la bête dressée. Ce fut une nuit magnifique. Le lendemain nous perdimes moins de temps à discuter.
Voulait-il me faire son cadeau de mariage, en avait-il envie depuis longtemps nous n’avons jamais osé vraiment en parler.
Nous nous voyons encore régulièrement bien que nos chemins se soient séparés depuis.

Maintenant mon environnement de travail a bien changé, je ne suis plus interne et j’ai rencontré l’amour de ma vie il y a près de quatre ans. Alors, mes collègues, parfois je les regarde
mais jamais plus ….

Prénom : Stéphane
Ville : Saint-Cloud
Pays : France

Témoignage :
Etant le premier à témoigner je suis assez fier de vous raconter comment j’ai réussit à emmener dans mon lit un copain de promo HETERO ! Il savait déjà que j’étais homo et nous vivions sur le même campus. Le soir de son anniversaire, après avoir passé la fin de la soirée dans un bar nousétions complètement bourrés et avant de ce coucher je lui ai proposé de prendre une bonne douche (les douches étaient communes). Je ne sdais plus comment mais nous nous sommes retrouvés à un moment l’un contre l’autre et j’ai senti son sexe se durcir !!!! Alors je l’ai embrassé sous la douche pour ensuite l’emmener dans ma chambre. Le lendemain, nous n’en avons pas parlé car il avait l’air mal à l’aise et d’ailleurs nous n’en avons jamais reparlé mais je ne le vois plus :(

Prénom : Cédric
Ville : Paris
Pays : France

Témoignage :
Salut tout le monde, cette histoire de drague avec un hétéro me rappelle mon expérience avec un copain à moi. Depuis longtemps je flashai sur lui car il était (et il est toujours) top mignon ! Pour moi, cela ne faisait aucun doute,IL ETAIT HOMO : je ne lui connaissais aucune copine depuis plus de 3 ans ! Un soir, nous sommes sorti ensemble dans un bar, et j’ai décidé de lui bourrer la gueule pour qu’il se sente un peu plus détendu ! Bon, malheureusement, comme je ne supporte pas trop l’alcool, c’est moi qui me suis vite retrouvé ivre ! Cela ne m’a pas empéché de lui faire une superbe déclaration d’amour, à laquelle il a répondu “je comprends très bien, mais vois-tu les mecs c’est pas mon truc…”. Je peux vous dire que je me suis senti super mal, mais depuis nous sommes toujours potes et je continue à flasher sur lui… Misère Misère !

Prénom : Arnaud
Ville : Toulon
Pays : France

Témoignage :
Salut,
Voici ma petite histoire d’amour frustrante : Dans mon travail, je n’ai pas souvent l’occasion de cotoyer des mecs mignons… Et pourtant !! Je déjeune tous les jours dans un resto d’entreprise avec mes collègues, et qu’ai je vu ? C’est un self service, et au niveau des plats chauds, on peut voir les cuisines… Un petit mec s’affairait, préparait les entrées, les desserts… Environ 20ans, les cheveux comme les blés, et une frimousse renversante… Je n’en pouvais plus ! Impossible de déscotcher mon regard de
cet ange… Mes collègues continuaient à me parler, mais déjà je n’entendais plus… Complètement hypnotisé. Mais que faire ? Inaccessible par la force des choses, je me voyais mal rentrer en cuisine et dire : ”Ooups ! désolé, je me suis trompé de porte, tu vas bien ? comment t’appeles tu ? je me suis trompé de porte, mais si tu veux, on peut aller boire un verre apres ton service ?” Si seulement je pouvaisau moins avoir son prénom, histoire d’alimenter le processus fantasmatique … Demander son prénom, à un de ses collègues ? un peu bizarre, non ? Aujourd’hui j’en suis la, c’est à dire au niveau zero, juste en train de baver devant la vitrine d’un magasin dont la porte est fermée …
Quelqu’un peut il m’aider ?

H E L P !
Arnaud.

par: OOups!

C’est bien connu, dans l’armée on est pas des Pédés ! Ouais… Ils ne sont peut-être pas des pédés, mais moi je peux vous dire qu’il y en a des homos en kaki. Alors aujourd’hui où le service national est amené à disparaitre, ce n’est pas sans une certaine émotion et une émotion certaine que je souhaite vous parler du Service Militaire. Aaaaah ! Le Service Militaire ou Service National comme ils disent. Que de souvenirs (Ta Gueule, Papy !).

D’abord il y a L’AVANT service militaire. Je veux parler ici du moment, plus ou moins long selon les cas, entre celui où vous ressortez des 3 jours, la gorge serrée, votre petit papier marqué des 4 lettres maudites A.P.T.E. et ce matin où disant adieu à votre chère maman en pleurs et votre père fier de voir son rejeton devenir bientôt un homme, vous rejoignez votre nouvel environnement vert. Autant vous dire tout de suite, que le vert, ce n’est pas l’idéal pour votre petit teint rose.

Les quelques jours précédents votre incorporation (thème récurant des adeptes du S.M.) sont en général emprunt d’une forte angoisse. Il suffit d’ailleurs de voir la gueule de vos amis quand vous leurs annoncez que dans 5 jours vous partez à l’armée. D’un autre côté, ceux qui en sont sortis en gardent finalement un souvenir pas si horrible que ça. Alors ? L’Armée ? Pour un homo ? Est-ce si affreux que ça ?

En fait, à moins de ne pas supporter les grosses chaussures et là franchement les pieds d’un homo sont en général bien préparés, l’Armée n’est pas si horrible que ça.

Il y a d’abord les classes. Bon effectivement, si vous avez plus l’habitude de vous coucher à 4H00 du mat et vous lever au beau milieu de l’après-midi (Si Si ça existe !), vous risquez fort d’avoir du mal à vous habituer au rythme 22h00-6H30 des classes. De même que si vous n’êtes pas un adepte du jogging matinal, il va falloir vous faire une raison. Bon, vous pourrez toujours prétendre être malade et passer le reste de votre temps dans ce magnifique survêtement bleu de l’armée française. Mais ne croyez pas que vous resterez tranquille pour autant. Les esquiveurs sont généralement les premiers volontaires pour les tâches classiques du balayage des cours, des couloirs et autres tâches ménagères.

D’un point de vue intimité, la bonne nouvelle c’est que vous allez partager votre chambre avec au moins une dizaine d’autres personnes. Que des garçons ! Pas de filles ! Le pied non ? Évidemment, si vous êtes du genre délicat à ne pas supporter les ronfleurs et les odeurs de sueur ou de chaussettes sales, l’intégration risque d’être plus difficile. Qu’à cela ne tienne, il reste encore les douches pour vous rattraper. Ah ! Les douches ! Communes ! C’est surement le seul lieu intéressant dans une caserne (avec la grille de sortie, bien sûr). Pour ceux qui n’ont jamais expérimentés les douches collectives, l’Armée vous permet de combler ici cette, ô combien inexcusable, lacune. Ne comptez pas sur moi pour vous raconter s’il se passe des choses bizarres sous les douches mais je vous laisse imaginer le plaisir voyeur que l’on peut au moins en tirer. Et puis de vous à moi, quoi de meilleur après une bonne heure de jogging matinale de se retrouver au milieu de tous ces garçons se savonnant allègrement le corps.

Bon, je passe sur la nourriture, qui varie du franchement dégueulasse au carrément gerbique selon les casernes et le grade que vous pouvez avoir, pour m’attaquer à la tenue vestimentaire.

Le treillis de l’Armée de Terre d’abord. De vous à moi on a fait plus sexy et à moins de fantasmer sur les uniformes, le treillis n’a rien d’extraordinaire sauf que j’ai personnellement toujours trouvé qu’il faisait un p’tit cul ! A part ça, pas de quoi se lever la nuit pour nettoyer un char avec une brosse à dent…

L’uniforme du marin maintenant. Aaaah, voilà une tenue acceptable avec son tee-shirt rayé (non, non ce n’est pas du Gaultier), sa p’tite cape derrière les épaules et son fameux pompon rouge. Alors là, oui, oui et oui, la tenue des moussaillons est sexy. Enfin bon, c’est une histoire de goût personnel (Si il y a un mousse parmi les lecteurs de OOups!, mon email est en bas de la page…).

Quant à l’uniforme de l’armée de l’air, rien à redire non plus. Ca fait bien propre sur soit, tiré à quatre épingles et pourquoi pas excitant aussi d’ailleurs.

Finalement, une fois toutes les surprises et désagréments des classes passées, ils ne vous reste plus qu’à passer le reste du temps à “travailler” dans un bureau, à conduire des véhicules de toutes sortes, à faire des défilés, à boire de la bière, à monter des gardes en plein hiver et dire “Mes respects mon Capitaine”… Attention, n’allez pas appeler un colonel “mon Capitaine” vous risqueriez de le blesser dans son amour propre. C’est vrai quoi, un colonel ce n’est pas un capitaine. Et un capitaine, ce n’est pas un adjudant-chef…. Concentrez-vous un peu les filles !

Un point important maintenant. Parmi toute cette population de garçons, vous n’êtes surement pas le seul homo. Comment dans cet univers clos, mâle et vert, oui comment faire pour rencontrer d’autres homos. Une première solution peut être de se faire remarquer plutôt que de chercher. Cette technique dite de la “Je me l’a joue légèrement efféminé mais pas trop” risque quand même de se retourner contre vous. Je me souviens moi même d’un camarade de chambre que tous les autres appelaient “La Folle”. Ce genre de réputation à l’armée se répand très vite et pas qu’en bien… Une autre solution est de surveiller les regards dans les douches. Si certains de vos voisins passent plus de temps les yeux dirigés vers les sexes plutôt que le mur d’en face, c’est déjà un bon signe…

Bref, plein de bonnes choses en perspective non ?

Tout ça pour dire que finalement à moins d’être résolument anti-militariste, le Service Militaire est un moindre mal à passer. Je suis persuadé que vous trouverez autant de personnes pour vous dire que c’est nul que des personnes, comme moi, qui vous diront que finalement ce n’est pas si terrible.

Repos !

Mise à jour 2009 :
Depuis cet article, le SM a été supprimé. (Comprendre le “Service Militaire” ! Pour le Sado-Masochisme, on vous rassure tout de suite : pas de problème ! Rassuré ?) :-)

par: Ced

Et oui, il fallait bien que cela arrive un jour ou l’autre. Pourtant vous étiez prévenu depuis longtemps et les exemples vous entourant aurait du vous mettre la puce à l’oreille.

Non, au lieu de cela, vous avez continué à sortir, danser, picoler, draguer, baiser comme des bêtes tout en mentant honteusement sur votre age. Mais ce matin, la dure réalité de l’Homme moderne vient de vous prendre à la gorge tel un morpion affamé se jetant sur vos poils pubiens. Vous êtes devenu vieux.

Fini l’époque où l’on vous attribuait l’âge le plus jeune. Vous êtes maintenant une vieille. Un papy. Un vieux Pédé. Une tapiole frippée.

Jusqu’à présent vous vous sentiez encore jeune et léger mais ce matin, rien n’y fait. Vous venez de vous croiser dans le miroir et vous n’avez pas vu un jeune homme mais bien un homme agé.

Allons Allons les Garçons, ce n’est pas le moment de se jeter dans les bras de votre oreiller en poussant de longs cris stridents de désespoir. Il va falloir vous faire à l’idée que vous n’êtes plus un BOJH25a. Vous n’y pouvez rien de toute façon donc à quoi bon se morfondre. Séchez vos petits yeux meurtris de chagrin et mouchez votre nez.

Que faire ? Quel stratégie adopter pour survivre ? Comment continuer à vivre comme si de rien n’était alors que tout le monde vous regarde, vous, l’ancien BOJH25a ?

Deux solutions s’offrent à vous pour surmonter cette nouvelle épreuve de la vie. La résistance ou l’attaque.

Dans le premier cas, foncez chez le premier esthéticien venu et priez pour qu’il ne soit pas trop tard. Après un examen complet, ce professionnel vous conseillera, les yeux brillants couleur or, sur tous les traitements possibles et imaginables pour retendre ces joues molles et refaire pousser cette chevelure de rêve aujourd’hui disparue. Foncez ensuite dans une salle de Gym et poussez, poussez, poussez, poussez… Poussez Madame c’est un Garçon ! Mais attention quand même à votre hernie… Ainsi à grand renfort de porte-monnaie vous obtiendrez enfin le résultat obtenu. Un corps de vieux gonflé, tiré et retiré.

Malheureusement, cela ne durera qu’un temps et il vous faudra vous résoudre à affronter pour la deuxième fois de votre vie cette dure réalité du temps qui passe. Ah non !! Ne vous remettez pas à pleurnichez ! Ca devient stressant à la fin. Au contraire, reprenez vous en main (c’est pas qu’une image…) et procéder à la seconde étape : L’attaque.

Convaincu que toute résistance est impossible face aux attaques du temps, il ne tient qu’à vous de vous jeter à corps perdu dans votre nouvelle vie de vieux. Pour commencer, un Check-Up de votre garde-robe s’impose. Premièrement parce que vous ne rentrez plus dans la moitié des vêtements s’y trouvant et deuxiemement parce qu’à votre age, les shorts ras, les tee-shirts bariolés et les p’tits sacs à dos ça fait plus dégénéré que jeune. Optez pour une garde robe plus en adéquation avec votre physique sans pour autant sombrer dans le pull jacquard à losanges bleus. Le choc serait trop dur à surmonter !

Ensuite, ne restez pas renfermé sur vous-même à machouillez mollement votre repas du midi devant Jean-Pierre Pernault mais sortez dehors et faites-vous de nouveaux amis. Faites profiter les autres de votre expérience et de vos connaissances et vous verrez alors à quel point vous vous sentirez à nouveau mieux. Evitez quand même de vous entourer uniquement de jeunes en chaleur, vous risqueriez de ne pas suivre le rythme imposé et puis ça vous donnerait une image de vieux cochon. Ainsi petit à petit vous vous construirez une image d’homme expérimenté, intéressant, sûr de lui et surtout heureux de vivre. D’ailleurs votre plus belle récompense viendra quand vous entendrez dire de vous “Pour son âge, il est vraiment super ce mec…”.

Et puis si un jour quelqu’un vous traite de vieille tante, dites-vous bien que cela ne peut venir que d’un jeune con….

On en reparle dans 30 ans ?

par: Ced

Vous le savez comme moi, il existe plusieurs catégories d’homos. Je ne les découperai pas en petites lamelles afin de pratiquer une dissection, puis une autopsie, mais je vais m’efforcer ici d’en décrire une catégorie connue de tous, celle des homos qui ne s’assument qu’avec des homos. En d’autres termes, il s’agit de ceux n’ayant pas encore réalisés leur coming-out et qui jouent un double jeu à la Dr Jekyll et Mr Hyde.

La plupart du temps, ceux-ci ressemblent vraiment à des hétéros et sont donc les plus difficiles à repérer. Quoiqu’en général, un oeil averti saura reconnaître certains petits détails qui ne trompent que les vrais hétéros. Ainsi, le mec hyper soigné au cheveu court et à la houppette franche à toutes les chances de passer plus de temps dans les bras d’un garçon que dans ceux d’une demoiselle. Méfiez-vous cependant de cette nouvelle catégorie d’hétéros qui développe un look franchement homo et sur lesquels vous avez toutes les chances de vous casser les dents. Mais ceci est une autre histoire.

Bref, entre les homos “KISSVOI” et les homos au look hétéro… on est pas dans la merde!!

L’homo n’ayant pas réalisé son coming-out doit avoir certaines qualités: être un excellent acteur, être doté d’une excellente mémoire, être armé d’un grand sang froid, et d’un sens de l’organisation à toutes épeuves. En effet, le jour, son discours, son look ainsi que sa façon d’être en général doivent être complètement calqués sur le portrait type du mec “politiquement correct”, bref le mec parfait. L’hétéro quoi. Il joue en fait un véritable rôle le jour allant jusqu’à s’inventer une petite amie et adapter ses goûts pour les garçons dans un discours hétéro.

Manager d’une entreprise dynamique, routier, comptable à haute responsabilité, vendeur, nous les croisons tous, sans avoir le moindre doute sur leur sexualité… Ce mec là, il est surement hétéro (dommage, il est craquant !). Il doit aimer le foot, les blondes à forte poitrine, la bière, sa femme doit s’appeler Jocelyne, mais qu’il est BÔooo !

Pourtant un œil averti flashera sur les petits détails caractéristiques: tiens, un bouc! Bon, c’est vrai, il le porte bien … Il me fait penser à Brad Pitt! Mais la boucle d’oreille? Aujourd’hui c’est de plus en plus répandu chez les hommes… Mais pourquoi un mec aussi bien n’est il pas marié?

Et bien oui ! Un look hétéro peut nous réserver bien des surprises:

“Le mec là bas, avec la cravate, c’est pas lui qu’on a vu hier soir dans le coin sombre de cette boîte de nuit ?”
“Nan … tu crois ? C’est pas vrai ? C’est pas lui qui suçait ce mec, habillé en “Jocelyne”, dans ce bar bizarre ?”

Mais si ! C’était bien lui !

Pour rester discret, au bureau par exemple, il adapte son langage : “Putain, j’ai rencontré une minette hier soir … un canon … brune, les yeux clairs, un corps ! TOP ! ” Mais cette fameuse minette, bien que n’étant pas portugaise, cela ne l’empêche pas d’être pleine de poils et de répondre en fait, au doux nom de Maurice, ou Raoul. Mais au bureau, “minette”, ça passe mieux…. Et quand une femme (une vraie !) tente de le séduire, il reste de glace. La pauvre fille, éperdue d’amour pour ce charmant célibataire, essaiera en vain d’arriver à ses fins, ne comprenant pas qu’elle a trop de seins et un pénis atrophié.

Les plus vicieux vont jusqu’à jouer leur rôle de composition jusqu’au bout avec leurs collègues hétéro et seraient capable, si une jolie fille passe près d’eux, de la siffler !! Quels acteurs tout de même …

Pour être un bon acteur, il faut une bonne mémoire et du sang froid. Tous ses collègues ont beau savoir qu’il a une petite amie, curieusement, personne ne l’a jamais vue. Exemple: “Tu sais, tu peux venir avec Jocelyne si tu veux.” “Oh, tu sais, en ce moment elle est très prise et en plus elle doit aller à Budapest voir sa mère qui est malade.” Curieusement, quand les collègues de bureau ou la famille débarquent à la maison à l’improviste, Jocelyne vient à peine de partir, et “c’est très dommage qu’ils l’aient raté, et que c’est vraiment pas de chance de ne jamais l’avoir vue. En plus le week-end prochain, c’est pas possible non plus, elle doit aller voir sa mère à Lübeck.” Ah bon ? Je croyais qu’elle habitait à Budapest ! Oui, euh…mais, euh….c’est à dire que…c’est pas vraiment sa mère tu vois. Je dirais que… c’est sa belle mère. Oui, voilà, c’est ça, c’est sa belle mère! Gros sourire et soupir de satisfaction pour cette brillante explication, regard inquisiteur et incrédule des parents.

Et si tu nous montrais sa photo ? Ah…Vite, vite trouver une photo d’une minette qu’ils ne connaissent pas…Mais tu ne nous avais pas dit qu’elle était brune ? Pouf, pouf… voyons, quelle version de Jocelyne ont-ils eu ? PANIQUE. Et pourquoi ne veut elle pas se marier ? Mais où sont ses objets personnels? Et sa mère, elle va mieux ? Pourquoi y a-t-il deux rasoirs dans la salle de bain ? Pourquoi ne vient elle jamais dîner à la maison ? Quel heure est-il ? Que font ses parents ? Euh, à Lubeck ou à Budapest ?

Vous le voyez, il faut vraiment une sacré dose de sang froid pour être capable de gérer la version hétéro de sa personnalité. Mais quand vient le soir, ils se lâchent et dévoilent leurs véritables identités en devenant des créatures de la nuit. Certains se fardent, d’autres revêtent leur plus bel apparat afin de briller dans leur vrai milieu. On en croise même certains habillés en “Jocelyne”! C’est dire! Bars, boîtes, clubs privés, les soirées branchées n’ont plus de secrets pour eux et ils sont inscrits sur la Guest List de la prochaine Jocelyne’s Party ! (Perruque blonde de rigueur, ou brune ? Merde! Je ne sais plus).

D’autres, plus posés, apparaissent simplement sous leur vraie nature, plus relax, homo et surtout arrêtent de raconter des conneries parce c’est pas bien.

Docteur Jeckyll et Mister Hyde est un rôle assez stimulant intellectuellement et il permet de bien rigoler le soir avec ses amis mais vient le moment où ce rôle n’amuse plus et n’apporte plus la tranquillité recherchée. Mine de rien ça peut être fatiguant à la longue de pipoter son entourage et l’âge avançant, ce fameux entourage se pose de plus en plus de questions: pourquoi un mec si bien dans sa peau est il toujours célibataire à leurs yeux, pourquoi n’a t’il pas enfin envie de fonder un foyer, du type maison, femme, enfants, le chien qui va avec et de se mettre enfin au foot? En plus, plus le temps passe, plus L’AVEU sera difficile à sortir auprès de papa/maman qui ne seront surement pas très heureux de savoir qu’on leur a menti pendant toute ces années

Alors le coming-out est-il la voie unique pour trouver son équilibre ou peut-on vraiment jouer un double jeu toute sa vie ?

par: Tom

Ouhlala, pourquoi un tel cri de rage de la part d’un garçon, d’habitude si calme et posé, me direz-vous ? Tout simplement parce qu’il est temps, pour moi, de dénoncer les pratiques tyranniques de ma gardienne d’immeuble.

Bon, je vous passe les multiples mots apposés ça et là de sa main rageuse dans la cage d’escalier à l’égard des locataires ne s’essuyant pas les pieds (chét pas vous qui balayez !), ou de ceux s’obstinant à sortir les poubelles après 22H00, “alors qu’on vous avait bien diche de le faire avant” ! Non, si je hais ma poubelle, pardon ma concierge, c’est parce qu’elle me hait. Oui, vous avez bien entendu, ma concierge ne m’aime pas. Mais pourquoi vous hait-elle, vous entends-je me demander d’une voix tremblante. Serait-elle une farouche opposante à la lutte homosexuelle ? OUI, ma concierge me hait parce que je suis homosexuel.

D’abord sachez qu’une concierge est TOUJOURS au courant de tout, qu’elle soit dans l’escalier ou derrière le rideau de sa loge. Donc la teigneuse s’est très vite aperçu de ces allées et venues de garçons, jamais deux fois le même, à toute heure du jour et de la nuit ! Est-ce ma faute moi si je ne peux pas m’empêcher de ramener quelqu’un chez moi ? Je suis aussi un être humain avec un petit coeur qui vibre. Et ce n’est pas parce que ce petit coeur vibre pour des beaux garçons qu’il faut me détester !

Pour faciliter sa surveillance, une concierge possède souvent également un certain nombre d’espions répartis ça et là dans les étages qui, sous couvert d’une conversation banale, l’informe que vous, le locataire du 3è gauche, est encore rentré à pas d’heure ! “Et c’est pas pour dire, mais il n’était pas tout seul et avait l’air bien pressé de rentrer si vous voyez ce que je veux dire…”. Voilà donc de quoi augmenter son animosité envers moi, non seulement je rentre tard mais en plus je dérange les autres locataires avec mes pas dans l’escalier ! Est-ce ma faute moi si les grosses pompes bien lourdes sont à la mode en ce moment ? Je ne vais pas non plus sortir en baskets !

Évidemment, si en plus, vous recevez tous les mois le nouveau catalogue TripleX dans votre boite aux lettres, dont l’enveloppe en papier craft (soit disant sous pli discret) s’est malheureusement déchirée récemment en laissant apparaitre quelques torses et autres fesses musclées, alors vous êtes grillé ! Archi grillé même !

Enfin bon, pourtant chaque matin quand je la croise (dans l’escalier bien sûr) je lui offre mon plus beau sourire pour essayer de l’amadouer. Attention, loin de moi l’idée de m’en faire une copine ! Il ne faudrait pas non plus exagérer. Mais apparemment cela ne suffit pas à calmer sa haine maladive envers ma petite personne.

Un jour, il faut tout de même le souligner, elle a fait un effort … Elle m’a adressé la parole ! Si ! Incroyable ! A sa manière, certes, mais elle m’a adressé la parole .

Elle : ” Ché vous qui avez mis plein de foutre dans l’entrée ?”

Moi : (avec des yeux en soucoupe, et commençant à rougir) : “pardon ?” (genre : c’est à moi que vous parlez ?)

Elle : ” Ben oui du foutre” dit-elle arborant un magnifique feutre-marker indélébile, dressé comme un sexe tendu de désir …

Moi : (hyper soulagé) : “AH ! du FEUTRE ! non ! bien entendu !”

Je n’ai pas pour habitude d’avoir des relations sexuelles dans la cage d’escalier, ni dans l’entrée de mon immeuble, mais tout de même, j’ai eu assez peur .

Elle : “Bon, paské y’en avait partout …Et pouiche essouyé vous les pieds ! Je viens de finir l’escalier, j’veux pas le refaire toutes les heures …”

C’est affolant de voir que le seul jour où ma concierge m’adresse la parole, c’est encore pour faire une remarque désagréable …

par: Ced

Patrick Suskind dans son roman LE PARFUM racontait l’histoire de Jean-Baptiste Grenouille, sorte de monstre de foire, doué d’un don extraordinaire : la possibilité de sentir par son odorat extrêmement développé, presque tous les parfums. Les homos n’ont pas cette faculté mais sont très sensibles aux parfums. Capiteux, frais ou poivrés, ils sont l’un des outils de séduction de l’homo. Mais pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ? Oui, Pourquoi cet engouement pour ce mélange odorant et aqueux  ?

Le parfum est présenté sous différentes formes. Son flacon, toujours proche de la sculpture, ou de l’oeuvre d’art, a un rôle primordial : donner de la valeur au contenu, se distinguer des autres, donner le sentiment d’être un objet rare, convoité. Bref, cet ensemble véhicule le rêve, le côté branché et tout cela explique son prix.

Voila donc pourquoi les homos sont sensibles au parfum !

Prix, rêve, idéal, art, prix, rêve, prix.

Reprenons et étudions brièvement un comportement humain ridicule : L’homme et son parfum. Ou plutôt, l’instant magique où se tenant devant le miroir de sa salle de bain il s’apprête à asperger ce corps délicat. Il est là, à demi nu, les cheveux encore mouillés et en bataille, son œil est vif et il bande. Notez que ce dernier détail n’est pas obligatoire mais après tout il fait ce qu’il veut !

Il s’observe dans le miroir, se tourne, se regarde sous différents angles, tout en se disant ” Putain que je suis beau. Que je suis beau ! ” Il se sourit, se met à bander (Cf Plus-Haut) et se lance un petit clin d’oeil coquin. C’est le moment propice. Il est le plus beau. D’un geste minutieusement répété il saisit à l’aide de sa main gauche l’objet oblong : en l’occurrence la bouteille de parfum. SA bouteille de parfum. Remarquez, il peut également se saisir d’autres objets oblongs, mais là n’est pas le sujet.

La fameuse bouteille dans sa main, délicatement il en ôte le couvercle et s’asperge du précieux liquide.

Tac, sur le cou.

Tac, derrière les oreilles.

Tac, sur son torse encore brulé par le soleil ou par les trop longues séances d’UV ainsi qu’à n’importe quel endroit stratégique.

Tac. Tac. Et Tac.

Un seul objectif, que l’arôme puisse se développer dans les meilleures conditions. Il entretient presque une relation charnelle avec cette petite bouteille : notre homme peut se parfumer partout, même sur les parties les plus inédites de son anatomie. Tac. Ouille, ça pique !

Le top of the top, c’est quand le parfum “colle” parfaitement à la personne : correspondant à sa façon d’être, de parler, de bouger, de s’habiller . Ne vous est-il jamais arrivé d’entrer dans un local exigû et de vous dire : “Mmmm Sébastien est passé par là ?”Ou de retirer une chemise, passer votre main sur le torse bombé de votre partenaire, et de lui susurrer à l’oreille : “MMmmm Pierre, j’aime ton parfum sauvage ?”

Certains délicats prennent bien garde de ne pas se mettre de parfum sur la peau : d’une part, parce que ca fait de vilaines taches avec le soleil (qui a envie de ressembler à la noiraude ?) mais surtout parce que le parfum peut virer… Et là, il n’y a rien de pire qu’un parfum qui vire… Le délicat fumet, sur une peau, peut alors devenir le plus horrible relent .

C’est pour cela que des objets fétiches existent  pour accueillir le parfum : le mouchoir préféré, brodé par la tata, le portefeuille ou plus simplement un vêtement . Attention ! La quantité de parfum est primordiale : rien n’est plus terrible qu’un mec trop parfumé. Dans ce cas là, il ne pourra échapper aux sarcasmes de ses relations : ” Eh, tu as pris un bain chez Christian Dior ? ” ou “  Ton nouveau mec, c’est pas Calvin Klein ? ”

Le choix du parfum est crucial et doit être motivé  par différents critères : le type de peau, le type de personnalité et surtout l’objectif à atteindre… C’est cette partie qui est la plus importante. Pourquoi devrai-je choisir ” VAS-Y-PRENDS MOI FORT ” de Christian Machin, plutôt que ” MOUI TU LA SENS ? ” de Calvin Chôse ?

Posons-nous la question. Ce parfum, c’est pour draguer ? Aller bosser ? Faire mes courses chez Mammouth ? Doit-il être envoutant ? capiteux ? captivant ?

Bref. Vous avez sorti votre carte bancaire, fait l’acquisition du dernier parfum en vogue et vous êtes dans une soirée branchée. Un mec super canon vous mate depuis quelque temps et vous vous décidez enfin de faire une approche. Vous discutez 5 minutes et il vous susurre à l’oreille (vous vous dites “putain ce que j’ai bien fait d’en mettre un peu là aussi”) :

” Mmm j’adore ton parfum ”

Et là, d’un air dégagé, vous lui répondez : ” Ah oui ? Tu sais, je n’y fais même plus attention….”

par: Tom

On vous avait dit que OOups ! revenait avec de anciens articles… Oui mais, c’était sans compter un événement majeur… Alors on a repris la plume. (où vous voulez !).

Il y a une semaine, ELLE était là. LA star. Oui, notre égérie, la seule la vraie l’unique : LIZA.
Oui Liza Minelli était à Paris pour un concert unique. Avec un passage l’après-midi précédent à la gay-pride (ouais ouais ouais : « marche des fiertés homosexuelles, transexuelles, bisexuelles, trisexuelles, gang bangesques etc. » si tu veux…), ce que j’appris le lendemain seulement (puisque j’avais fuis ce grand raout communautaire) de la bouche d’un ami qui jappait, extatique, en me disant qu’il l’avait aperçue (bah, comme tout le monde, quoi !) avant de tomber en pâmoison pendant le discours de l’icône… J’en tirais alors profit en assénant l’arme fatale : « Oui, mais –han- moi j’avais deux places au 10ème rang pour son concert, tu vois, juste derrière Mimi Mathy, qu’on était… nananèreuh. »
Impossible de vous décrire ici correctement l’expression d’un fan, dont la bouche bée s’accompagne d’un regard assassin mâtiné de crispations annonçant la crise d’apoplexie ou le malaise vagal…
Sauf que pour que la comédie soit drôle, il faut que le héros soit pris à son propre piège, et à faire le malin, je me vis obligé de raconter la soirée par le menu et séance tenante.

Alors Liza, qu’est-ce que c’est ? Oui, j’aurais pu écrire « qui est-ce ? » mais en même temps, quand on parle d’un monument, on dit « quoi » et pas « qui ». Ce qui répond en partie à la question.

Nous partîmes deux et grâce à un prompt renfort nous nous vîmes 3700 en arrivant au palais des congrès. J’en profitais pour lancer un petit jeu qui nous ferait patienter en attendant que le concert commence : compter 1 point à chaque homo aperçu dans le public. Arrivé à la sortie du parking j’en étais déjà à 34 points…
Il faut dire que le public se répartissait assez équitablement entre deux catégories : hétérosexuels de plus de 60 ans et homosexuels trentenaires (voire plus). Autant dire qu’il a fallu redoubler de sagacité pour le comptage !  56, 57, 58… 65 !
Eh oui, car ce soir là c’était une deuxième gay pride dans la salle… Certains n’étaient pas venus avec les banderoles uniquement par courtoisie, pour ne pas gêner le public derrière, mais le cœur y était. L’accoutrement aussi. Un mec et son copain ont marqué 10 points chacun, tellement ils étaient out : pas de vestiaire, sortie du spectacle, sitôt au Dépôt !

La salle était devenue une belle terrasse ensoleillée du marais…
-    On se voit au Bearsden tout à l’heure ? Géniiiial !
-    Oh salut toi ! Eh ben ? Tu viens plus aux soirées fessées chez Dominique ?
356…357…358… pfouu dur le comptage !

Sans parler de l’icône française, Line Renaud qui était au premier rang à côté de Charles -j’habiteseulavecmaman – Aznavour, le mentor de Liza. Ca s’est d’ailleurs agité sec au carré or…

Relégué à des places de deuxième catégorie, le nouveau ministre de la culture a sans doute eu une petite érection au milieu de tout ce public, plus affriolant que les smoking du carré or et bien qu’assez peu pourvu en jeunes marocains si je m’en réfère au tome 1 de ses mémoires (dont je vous recommande la lecture pour réchauffer vos longues soirées d’hiver…). Venu avec un ami, Frédéric Mitterrand était donc installé sur le côté. Sous les applaudissements du public qui ont salué le grand Charles, le ministre s’est levé pour aller l’embrasser et c’est alors que les organisateurs se sont affolés en comprenant l’erreur protocolaire quasi-impardonnable d’un Mitterrand gouvernemental placé au milieu de la plèbe… Ils ont aussitôt trouvé deux places devant.
-    Coâ ? Mais c’est dégueulasse, moi j’ai pas eu de place !
-    Eh ben t’avais qu’à être l’ami de Fredo, point.
Un impair qui a fait sourire le parterre d’invités, mais dont les organisateurs se seraient bien passés…

Le concert ? Bah bien cool, génial…
- Te raconter ? Tu veux pas que je te le chante aussi, New York, New York ?

Evidemment, entrée sous les bravos de ses musiciens (certifiés d’origine d’après le nombre de déambulateurs…) et de son jeune pianiste, beau gosse avec une voix et un swing fantastique -attention tu baves !- et pour commencer standing ovation pour Liza, et rebelote deux fois en première partie tellement elle te transporte. Plein les mirettes et les esgourdes qu’elle nous en a mis, la miss.
Voilàààààààà. Autre chose ?

Bon, bien-sûr, survivante qu’elle est, d’une opération de la hanche de tout, la star plie moins bien le genou, cherche un peu son souffle, mais bon, le soleil continue d’illuminer la salle.

Sortie à l’entracte sous les bravos, les bis et les repetita. Sortie des déambulateurs. Pause pour tout le monde.
Au bar, ça drague. Au sous-sol du Palais des Congrès, aussi. Ça mate sec aux pissotières… Pour un peu on se serait cru dans les latrines de la Gare du Nord à la grande époque ! Pas le temps pour une petite pipe que ça tambourine à la porte, et il n’y a pas eu de coït uniquement parce que Liza attendait sur scène pour la seconde partie… Dommage, c’était assez open, hein les garçons ? Grand moment…

Retour sur scène. What Makes A Man A Man, la version de “Comme ils disent” d’Aznavour est interprétée dans un silence religieux, suivi d’une ovation pour l’interprète et l’auteur, acclamés debout. On passe tout le catalogue, Liza with a Z, Cabaret, et l’inévitable New-York qui nous en tire des larmes, tellement cette chanson de renommée mondiale que tout le monde a massacré une fois au moins en Karaoké –ne niez pas, on a la vidéo – nous est servie sur un plateau, juste pour nous personnellement, au milieu de ces 3700 autres qui pensent comme moi.

Liza alterne les chansons et les paroles, bien rodées, qu’on croit néanmoins improvisées pour nous en bonne comédienne qu’elle est. Tout cela est millimétré, tenu de bout en bout. Du professionnalisme à l’état pur.
Une parole pour chacun, sainte Liza réconforte, aime son public, « ses enfants » et « sa famille » comme elle dit (j’espère que la vraie famille a des tarifs préférentiels pour les places…).
Il faut dire qu’elle a reçu le témoin en héritage de sa maman, Judy Garland. C’est un peu comme la royauté, ça s’hérite ces machins là… En exclusivité, OOups ! s’est procuré l’extrait du testament :
« Ma chérie, en plus de toutes les babioles pré-citées, je te lègue la charge de la communauté homosexuelle mondiale. Ne soit pas effrayée par l’ampleur de la tâche, ce sont des gens charmants qui ont le bon goût de payer plusieurs centaines d’euros pour assister à des spectacles à condition que tu leurs dises que tu les aimes. Comme ils sont détestés de tout le monde, ils te croiront aveuglement ! En général, ils aiment les icônes qui sont seules et malheureuses, mais légères et pétulantes sur scène. Tu peux TOUT te permettre : dramatise à fond…  Le marché des îcones gay est en pleine expansion, mais méfie toi de tes rivales. Pour leurs prendre des parts de marché, il faudra durer… Je t’embrasse… Judy ».

C’est ainsi que Liza avait l’après-midi même harangué les foules à Paris, prenant place sur le char d’Equivox qui avait tenu le secret jusqu’au bout…
-    Peuh ! C’est un sosie !
-    Naaaaaaan, j’t’e dis que c’est LA VRAIE ! Les fausses, elles ont moins de maquillage !

Et la star, de se lancer dans une évocation historique depuis Stonewall, sur la lutte pour la reconnaissance : « Nous étions là en 1969, dans ce bar quand la police est entrée… »
Sur le trottoir, on se perdait en conjectures :
-    Ah oui ? Qui ça « nous » ? Liza ? Liza était dans le bar ?
-    Bah non, on enterrait sa mère ce jour là, j’espère qu’elle trainait pas dans les bars quand même !
-    Naaaaan mais c’est une licence poétique…
-    Ah ok. Ok…

Comme quoi c’est pas simple le job d’icône gay, il faut se le fader, le poids de la légende, du petit-déj au coucher… Mais on aime y croire à cette empathie, quand c’est si bien fait, si bien endossé, si bien servi. On s’en tartine comme un onguent, on s’en repaît comme d’une panacée… Que ce soit trop ou pas assez, qu’importe ! Liza était là…

par: Toinoo

Vous aussi vous avez vécu des expériences plus ou moins heureuses de Coming Out ?
Faites-en tout le monde ! OOups! est là pour ça ! Envoyez-nous un mail ou commentez !

Prénom : Emmanuel
Ville : Paris
Pays : France

Témoignage :
Pour ma part, au tout debut, etre homo etait une chose a cacher par tous les moyens… Je me voyais juste “tirer” un mec a la sauvette et basta…
Je ne vais pas ecrire un livre sur mon coming out et sur mes evolutions (quoique ???) parce que ca n’interesse personne.
Je ne vais pas poser non plus des questions ouvertes car le coming out “comment et pourquoi” c’est un vieux debat.

Je vais juste vous faire part de quelques anecdotes …
Faire son “coming out” c’est avant tout pour moi une question de sincerite dans la vie quotidienne, et avoir de la consideration pour mon entourage.
Lorsque Gaetan est venu vivre chez moi, comme je voulais lui consacrer tout mon temps, c’est devenu dur de ne pas s’avouer homo a son entourage : plus possible d’inviter chez moi, de me faire inviter etc …
Sans parler des conversations forcements non sinceres avec mes amis… et mes parents.

Je n’ai jamais fait de “coming out”… les choses se sont faires d’elles memes et toujours sans que je m’y attende.

Pour Christophe, c’est venu tout simplement. Il connaissait Gaetan, mon pseudo “eleve de maths”.
Un p’tit etudiant qui commencait a envahir ma vie : il a fait les Catacombes de Paris avec nous, et surtout un soir de couscous j’ai dit que je devais rentrer tot car je devais retrouver Gaetan aux Halles, car il venait dormir chez moi.
Christophe m’a donc pose la question “Mais pourquoi il dort chez toi ? ”
“Parce que c’est mon ptit copain” ai je repondu …

Pour Daniele, ca a ete plus long car elle n’aimait pas les pds.. J’avais voulu dans le temps lui presenter un ami homo, mais ca ne l’interessait pas. Reste qu’elle est tombee un jour amoureuse d’un mec qui me semblait “bi”… Je l’ai mise en garde, en bon copain, et elle avait du mal a croire que son copain pourrait coucher aussi avec des mecs. Je me suis permis de dire que j’etais sure de moi car j’etais moi-meme homo…

Pour mes parents : ils m’ont connu avec Gaetan que j’ai amene chez eux.
Ils ont senti notre “synergie” mais sans comprendre tout de suitre. je nn’osais pas le dire car j’avais peur de la reaction de ma mere. D’un autre cote, j’ai vecu des experiences speciales, genre
evacuer mon copain en urgence chez un ami (merci Guillaume de ton aide fidele depuis tant d’annees) un week end ou mes parents se sont auto invites chez moi …
Ma mere a tout simplement fini par me poser la question un jour. J’ai moi aussi eu du mal a avaler mon morceau de dessert :) ) J’ai refuse le debat puis une heure apres, j’ai moi meme relance la question.

Pour mon patron, ca a ete encore plus lourd. Invite au theatre pour recompenser mes efforts, je pouvais amener qui je voulais… J’ai amene Gaetan :) )
Il a revu ainsi plusieurs fois mon petit copain. Je refusais d’ailleuts toujours les invitations chez mon boss (ca me genait de laisser Gaetan tout seul chez nous). Puis est venu une invitation pour les deux.
C’est devenu systematique…
Jai recemment demenage. J’ai failli avoir un probleme a cause de la periode de preavis. Mon boss
a propose que nous dormions tous les deux chez lui.
Je sais pas s’il a compris que nous sommes en couples. Parce que nous en avons jamais parle ainsi.

Et si je faisais un bilan ???

Je suis tres content finalement de ne plus vivre une double vie.
Je ne m’affiche pas, non par honte, mais parce que je preserve ma vie personelle.
Mon copain n’apprecie pas forcement mes amis donc ca change peu les choses au niveau des sorties.
Sauf que je vais au Theatre en couple en compagnie de Daniele par exemple…
Ou que Christophe a pu aider a notre demenagement, de meme que mon boss.

J’ai vecu des petits bas dans notre couple : avoir des amis sinceres, ca m’a aide pour en parler et vivre les choses.
Avoir des amis sinceres, ca a aussi permi a Gaetan et moi de les revoirs sans fausses pudeurs par rapport aux evenements que nous avons vecus. Au contraire : a present mes amis sont aussi devenus ceux de Gaetan, nos liens sont plus forts.

Je regrette juste que mes parents ne gerent pas mieux la situation. ca serait tellement sympa de pouvoir aller en week end chez eux a deux :) )
Pour mon copain, sa mere accepte mieux les choses : je suis meme parti en vacances avec elle :) )

Finalement je ne regrette rien. Et puis je me sens plus libre, plus net dans ma peau : je ne mens a personne, j’ai ma petite vie de couple, finalement je suis un bon francais moyen, si ce n’est que j’aime un garcon.

je sais sinon que chacun vit les chhoses de facons differentes (je vois ne serait ce que Gaetan).
On ne vit qu’une fois, et j’aime donner un sens aux choses : ne serait ce que par sincerite pour les autres… “faire son coming out” est une necessite.
Pour moica n’a pas ete facile, et c’est vrai qu’etre avec Gaetan m’a aide a le faire : autant que tout le monde connaisse celui avec qui je reve de faire ma vie :) ), et surtout celui qui m’a apporte tellement de bonheur.

the end ;)

Prénom : Frédéric
Ville : Paris
Pays : France

Témoignage :
Bin d’abord, il faut dire que je ne me suis pas decouvert pd a 18/20a, des la 5e c’etait tres clair et ca n’avait rien de platonique: j’avais les boules qu’on decouvre l’effet boeuf que provoquaient les passages aux vestiaires avant ou/et apres l’EPS. J’ai concu le projet que JAMAIS personne ne puisse avoir le moindre doute: pendant 11ans ca a ete Dr Jeckyll et Mr Hyde avec une determination implacable, caracteristique des resolutions d’ados… le pli est devenu une habitude de plus en plus difficile changer, un enfermement.

Au service militaire je me suis fait les meilleurs amis que je n’ai jamais eu et j’ai senti que je pouvais leur dire, et puis je commencais a ne plus pouvoir supporter l’isolement. Alors un jour: “Les gars j’en ai une bien bonne… j’suce pas qu’des glacons!”, bon pas tt a fait comme ca, j’etais terrorise en fait. Je me disais qu’ils avaient l’esprit ouvert mais j’avais extremement peur qu’ils me rejettent. Ca s’est tres bien passe. Apres les “ca changera rien”, ils se sont mis a poser des questions “mais ca doit etre dur de trouver, non?”, en fait ils s’apercevaient qu’ils ne savaient pas ce que homosexuel voulait dire et ils se montraient interesses.

Finallement j’avais eu tres peur d’une chose: que Mr Hyde envahisse la vie du Dr Jeckyll (que mon homo-sexualite devienne mon identite (”voila le pd” au lieu de “voila Fred”). Alors qu’en fait c’est le contraire (ce a quoi je n’avais meme pas pense) qui s’est produit: je ne vais plus ds les memes endroits je ne cherche plus le meme genre de relation.

Maintenant les ami(e)s et copains que je vois souvent sont au courant. Au travail personne (sauf ceux que j’ai croise en soiree mousse au Queen) et dans la famille non plus.

Prénom : Franck
Ville : Condom
Pays : France

Témoignage :
“A mon petit Sebastien que j’ADORE…”

La plus belle preuve d’amour que je t’ai faite, c’est de révéler mon homosexualite a mes parents que je cachait depuis 11 ans. J’en ai maintenant 21, et il fallait bien que je leur dise.
Si ca peut rassurer une personne qui n’ose pas franchir le pas, les parents peuvent réagir très bien, et c’est le cas des miens :
Pendant toute une journée entière, c’était l’angoisse la plus complète jusqu’au moment où j’ai décidé de leur en parler, et je n’ai pas regretté.
Nous avons tous fêté la nouvelle ensemble en prenant l’appero! mes parents m’acceptent tel que je suis, et ce n’est pas pour cela qu’ils me rejettent, au contraire, ils me soutiennent car c’est un combat très difficile à mener auprès du regard des autres.
Mais mon amour envers Sebastien est tellement intense qu’il fallait que je révèle la situation, et maintenant, je suis soulagé…
J’espere sincèrement que mon témoignage est rassurant pour certains qui n’osent pas le dire, mais je les comprend, c’est vraiment difficile à expliquer et a faire comprendre, mais l’amour peut faire tellement de choses.
L’amour est a la fois con et beau, mais il est en ce moment merveilleux avec le plus adorable des garcons que j’ai rencontre.
Je ne t’oublierais jamais, je pense très fort a toi, et sache que j’ai fait ca pour toi et toi seul, et j’emmerde le monde qui considère l’homosexualité comme une anormalité.
JE T’ADORE MON SEBASTIEN.

Un grand merci aussi a mon adorable petite soeur de 15 ans qui a très bien réagi elle aussi….

Prénom : Stéphan
Ville : Namur
Pays : Belgique

Témoignage :
“A Deux c’est tellement mieux”

Depuis fin 91, j’ai mis petit à petit mes plus proches amis au courant. Mais c’est vraiment quand j’ai rencontré Thierry en avril 93 que je me suis senti si fort!
A partir de ce moment je n’ai plus délibérément vécu une double vie. Je l’ai appris à ceux qui le méritaient vraiment, à ceux à qui j’avais envie de le dire.
Pour ma famille cela s’est fait peu à peu lors d’évènements soigneusement
préparés. Et puis, à force de voir Thierry partout avec moi, sachant que l’on habitait ensemble, cela facilitait grandement les choses.

Dans mon milieu professionnel seul mes plus proches collaborateurs (je
devrais dire collègues)sont au fait.

Voila ma petite histoire. Ha oui ! C’est tellement mieux quand on l’a dit.
On à l’impression de pouvoir vivre comme tout le monde. Et bien souvent
ce n’est pas qu’une impression !

Prénom : Antoine
Ville : Besançon
Pays : France

Témoignage :
Voici l’histoire de mon premier coming-out, qui concernait ma soeur et mon beau frère… Nous avions été invités à passer le week end chez notre cousin de Bourg en Bresse (Salut Sébastien!…)
, et tout se passait pour le mieux… Sauf qu’avant de partir chez ce cher Sébastien, j’avais rencontré un certain Christopher…qui m’avait aimablement invité à passer la nuit chez lui…
Ce que j’avais fait sans hésiter… Mais cet idiot qui n’avait même pas un “engin” intéressant, a crû bon de me laisser un petit souvenir de lui dans le cou, bien visible!…. Vous avez tous compris
de quoi il s’agissait….
Je retrouve donc ma soeur et son hétéro d’amour, et en voiture! Arrivés à destination, les questions fusaient de toute part… “Elle s’appelle comment??…..Stéphanie??….Véro??…Marie
Madeleine???…..” J’étais excédé…et j’avais envie de tout dire…

J’ai donc sorti au moment où ils s’y attendaient le moins : “Elle s’appelle Paul!”…. Ahhhahhh!! C’est drôle quand j’y repense! Je n’avais pas voulu dire Cristopher qui ne me rappellait aucun bon
souvenir… Je lui avais préféré Paul…16 ans (j’en 17 en 1993!Je tiens à préciser….) dont j’étais follement amoureux…

Leur réaction a été assez banale… On t’aime quand même et tout et tout…. “Mais surtout ne dis rien à maman!!”
C’est justement mon coming out maternel que je vous raconterai
la prochaine fois!….

Prénom : Hervé
Ville : Montargis
Pays : France

Témoignage :
Ma mère : “Ben, tu sais, euh, je voudrais savoir, euh, comment dire… bon voila ! est-ce que tu es homosexuel ?”
La Question Fatidique est posée, pas moyen de se défiler, pas question de mentir
Moi : “Tu est sure de vouloir connaitre la reponse ?”
Ma mère : “oui, il faut que je sache.”
Moi : “Et bien, oui, je suis homosexuel.”
La suite ? : pleurs continus plus ou moins hystériques pendant plusieurs jours, mon père aussi…. Très difficile a supporter. Cependant je suis rester ferme sur mes positions en leur disant que ma vie n’appartenait qu’à moi et que mon bonheur se ferait avec ou sans eux, mais que je préférais que cela se fasse avec eux. Pendant les mois qui ont suivi, aucune mention n’a été faite de mon homosexualité, une phase “autruche” de leur part, bien que je vive avec mon ami. Aujourd’hui ( deux ans après tout de meme ) il leur arrive de prononcer le nom de mon ami mais encore pas pour me demander des nouvelles. Tout vient a point à qui sait attendre… j’attends… et je vis bien.

Prénom : Christian
Ville : Paris
Pays : France

Témoignage :
Ma premiere veritable frequentation des homos date de ma decouverte d’irc et du canal #gayfr. A forme de parler avec les personnes presentes, j’ai cree des liens avec certaines qui m’ont gentiement invite a un resto..C’etait la premiere fois que je voyais tant d’homos en meme temps et c’etait genial…
Ensuite, il a fallu que je partage mon plaisir avec des personnes de mon entourage et j’ai donc raconte ce resto a mon meilleur ami..Et c’est la que c’est parti, que j’ai commence a ne plus me “cacher”.

Depuis, tout le monde est au courant, mes parents, mes amis, mes profs et je suppose meme aussi mes etudiants… C’est merveilleux ca….

Prénom : Eric
Ville : Nantes
Pays : France

Témoignage :
Au secours ! Quelqu’un peut-il me dire comment dire à ma mère que je suis homo. J’ai peur de la décevoir en lui aprenant !!!

Prénom : Clément
Ville : Paris
Pays : France

Témoignage :
Ce témoignage n’est pas vraiment un Coming Out, mais le reflet d’une situation délicate qui peut arriver souvent. Mes parents ne sont pas au courant de mon homosexualité, mais comme ils ne sont pas idiots, je pensais qu’ils s’en doutaient un peu. Un jour, m’étant rendu chez eux pour déjeuner, la question fatale vint entre le fromage et le dessert …
“Mais Clément, tu n’es pas homo tout de même … ?”

J’ai failli m’étouffer avec mon bout de camembert ! J’ai eu l’impression qu’en 12 secondes tous les regards s’étaient tournés vers moi … 4 paires d’yeux d’un seul coup, c’est dur a gérer. Ma réponse fut a peu près ceci

“GlUpS !?! Gasp, Glips, Breuuuh, Bloup Euh …. Non, euh, ca va pas ?”

Mes parents : Ah bon !

J’ai noyé le poisson en posant des questions, du type :

“Mais pourquoi cette question ?” ou bien : ” ah bon ? vous croyez que je suis homo ?” En discutant, et en essayant de respirer relativement calmement ,avec un coeur à 140 et un enorme bout de camembert dans la gorge, c’est pas facile!

Apres avoir recouvré mes esprit, et bu 2 verres d’eau, je me suis rendu compte que mes parents me croient hétéroà 200 %!

Mince : Moi qui espérait qu’ils commencaient à se l’imaginer, et à se faire à l’idée ! Donc aujourd’hui je suis revenu à la case départ, et je n’ai pas reçu 20 000… Je ne sais pas, mais alors pas du tout comment faire pour qu’ils l’acceptent, car a mon avis, il y a beaucoup de boulot à faire! J’espère qu’en laissant ce témoignage, quelqu’un se reconnaitra,et pourra nous faire partager son expérience. BizooooOOOOOOoooooo

par: OOups!

Dans la série des cadeaux empoisonnés je viens de découvrir quelque chose de pas mal…
Ca s’appelle la “saisie vocale”… Surpriiiiiiiiiiiise !

De plus en plus d’éditeurs proposent des logiciels dont le but est de vous épargner la tâche fastidieuse de taper au clavier, grâce à la reconnaissance vocale.

Crions au génie, puisque votre ordinateur tape vos courriers directement ! Il ouvre les menus, il vous écoute, il reconnaît votre voix, il vous comprend, il fait ce que vous lui dites, il est à vos ordres, il est soumis, aaaah j’arrête : ça m’excite.

Comment ça marche ? Vous parlez dans le micro connecté à votre carte son, l’ordinateur travaille en tant réel et compare le son des mots que vous prononcez à des “schémas types”. Puis un correcteur orthographique vérifie s’il n’y a pas de fôtes et, en fonction de la phrase, il corrige les accords et conjugue les verbes.

Le texte de votre prose s’affiche alors au-to-ma-ti-que-ment à l’écran, et vous n’avez plus besoin de votre clavier !
Les aveugles et les tétraplégiques apprécieront… Les bègues un peu moins…

Mieux : certains programmes proposent des applications résidentes pour commander votre PC lors de la navigation, ou encore le lancement des applications. Le 21ème siècle sera buccal, euh vocal, ou ne sera pas !

Bref, si ça c’est pas le bonheur, moi je veux bien finir dans les slings de l’Arène… (non eh, déconnez pas !)

Le correcteur orthographique, on connaît tous ça ! C’est ce qui fait que lorsque vous tapez “branlade de Morue”, votre traitement de texte vous propose de corriger par : branle, branlant, branle-bas, branlement, branler (- obsédé !) ET brandade (- ouf !)

Là où ça se complique, c’est lorsque votre faute de frappe engendre un mot existant dans le dictionnaire…
N’oubliez pas de vous relire, sinon les oranges deviennent des “organes” ; les coquilles, des “couilles”, et tout à lavement. Pardon : à l’avenant !

Donc, je dois dire que l’idée me plaisait assez … Commander à quelqu’un qui ne conteste jamais, c’est pas donné tous les jours !

J’ai donc installé l’un de ces logiciels et j’ai commencé à dicter mes vœux à mes grands-parents…
Je leur ai souhaité une “vieillesse heureuse”, mais cet imbécile de programme a compris “vieille essoreuse” et “mes vœux l’épluchèrent” pour “les plus chers…”.

La cata.

Bon faut dire que j’étais tellement impatient et excité de commencer que j’avais sauté (Restez calme) la configuration, étape sine qua non pour que le logiciel s’habitue à ma voix …

Il faut donc prononcer une série de syllabes et de mots tests… “Ba, ta, ça, ma, ra, la,…” , ce qui n’est pas trop difficile, même pour ceux qui ont un QI d’acarien…

Les meilleurs logiciels possèdent même un niveau de tolérance réglable, de “je parle fort et clair avec une voix de ténor” à “je parle en mangeant des mashmallows, le nez bouché, et la tête dans la cuvette des WC”

Dernière étape : configurer des expressions personnalisées qui ne sont pas dans le dico, termes techniques (fist-fucking, butt-plug, gang bang, godes…) ou expressions usuelles (fashion victim, goudou, gay pride, PACS, exhib, glam, kitsch, gogo dancers …) Ca c’est presque le plus long, vu que notre univers est peuplé d’anglicismes…

Après cette étape indispensable, tout a été pour le mieux. J’ai même abattu deux mois de courrier en retard, et j’ai fini de taper, ou plutôt de DICTER” Une aventure sans aucun doute”(*)… Bref, c’était gé-nial !

Ensuite, je me suis attaqué à mes mails. Et là problème : comme 30 % de nos lecteurs, j’habite chez mes parents…

Je m’adresse solennellement à ces 30%, et à tout ceux qui nous lisent sur leur lieu de travail (en collant des post-it sur l’écran pour cacher les logos ” OOups! Magazine Net*tement Gay & Lesbien”) :
Avez-vous lu une fois seulement, à haute et intelligible voix, votre courrier personnel, le texte d’une PA que vous avez déposée sur OOups! ou encore un dialogue sur minitel, alors que vous n’êtes pas seul dans la pièce ?

Essayez pour voir … ?

“Je cherche jeune mec bien foutu pour plan cul et bons moments. Love story s’abstenir…”

“Salut Yannick, je serai libre demain… J’aime bien les mecs qui sont actifs et passifs… J’ai été assez impressionné par tes photos et tes mensurations… Si tu veux faire un plan à trois, je peux venir avec un pote qui a un beau cul et une belle queue aussi…. Mais lui c’est une grosse salope, il est ultra passif…”

No comment.

Bon ben voilà……. Finalement, ce n’est pas si dur que ça, de faire son coming-out !
Bonjour m’man, bonjour P’pa !

Et puis si le système n’est pas sans indiscrétion, je vous laisse aussi imaginer les problèmes de promiscuité… Les salles informatiques, les bureaux de secrétariat, ou les salles de rédaction des magazines vont être assez plaisantes à vivre dans les années à venir !

Ceux qui travailleront avec des boules “Quies” n’entendront pas le téléphone sonner, et ceux qui l’entendront, ne seront pas compris de leurs interlocuteurs…
“Mais tu es OU là ? T’es en boîte à cette heure là ? ? ?”
“Non je suis au boulot, je te jure !”

Et en plus ça coûte cher, cette connerie !
Aaaaah c’est vraiment un cadeau empoisonné hein ! Je préfère mon clavier !

Car finalement, l’informatique c’est comme le sexe, pour l’instant il n’y a qu’une façon de faire qui soit efficace : au doigt et à l’œil…

(*) Le feuilleton intéractif diffusé alors dans OOups!.

par: Toinoo
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